L’ancien président guinéen Alpha Condé peut désormais quitter son pays et pouvoir consulter ses médecins à l’étranger à condition que ce déplacement n’excède pas un mois sauf avis contraire de ses médecins.
Les dirigeants putschistes, ont accédé ainsi à une demande de la CEDEAO qui ont adressé un courrier au colonel Mamadi Doumbouya le 23 décembre 2021.
Mais avant, le 22 décembre une folle rumeur s’est répandu sur Conakry comme un feu de brousse autour de l’état de santé qui serait fragile et d’autres même avaient annoncé son décès.
Une situation qui a coïncidé avec un vent de panique autour de l’évacuation du personnel de la présidence et l’atterrissage inhabituel d’un hélicoptère dans la cour du Palais présidentiel.
Une semaine après cette malheureuse confusion, c’est un communiqué inattendu qui informe l’autorisation de sortie à Alpha Condé avec des arguments moins soutenus.
Alors que des mois plus tôt, le CNRD a opposé un refus catégorique à la demande de libération de l’ancien Président formulée par la CEDEAO.
Cependant, nombreux ministres de l’ancien pouvoir renversé sont privés de leurs droits civiques. Et pourtant, ils doivent aussi bénéficier de la même faveur dite : ‘’humanitaire’’ afin de s’offrir des meilleurs soins à partir de l’étranger.
Mais le flou qui plane autour du voyage d’Alpha Condé ne confirme t-il pas les rumeurs sur son évacuation secrète du 22 décembre 2021 ?
Comment expliquer la suite favorable accordée à la demande de la CEDEAO du 23 décembre ?
Pourquoi c’est seulement maintenant que le CNRD qui faisait la sourde oreille est devenu très réceptif ?
Est-ce que toute la vérité a été dite autour de cette évacuation ?
Des questions qui méritent des réponses de la part du CNRD pour éclairer l’opinion.
L’autre doute inquiétant, nul ne peut témoigner aujourd’hui, au-delà du cercle très sélectif du CNRD autour du Colonel Mamadi Doumbouya sur l’ancien Président Alpha Condé.
Qui, depuis sa chute du 05 septembre, n’a donné aucune nouvelle de lui et n’est apparu nulle part publiquement.
Alpha Condé vit seul sans témoin et contraint au silence et opposé à l’oubli.
Une autre violation de ses droits par la junte au pouvoir.
Marouane.