13 ans après sa mort, ses proches collaborateurs se rappellent encore de tous les acquis qu’il a eus à poser pendant ses 24 ans de règne. Lansana Conté décédé le 22 décembre 2008 des suites de maladie aurait laissé un héritage inestimable selon Moussa Solano, ancien Ministre de l’Intérieur.
Pour celui qui a été son ministre de l’Administration du territoire, la douleur de sa disparition réside toujours en lui jusqu’à ce jour. Moussa Solano dit qu’il a perdu un ami irremplaçable.
“Le Président Lansana Conté fut pour moi un grand frère, mais aussi mon chef. Nous avons passé des moments ensemble et lorsque je me remémore le moment, je suis sous l’effet du choc. Le choc de voir qu’il y a un vide, qu’il laisse un vide que nul ne peut combler” Lance-t-il
Pour Moussa Solano, le vide qu’a laissé l’homme du 03 avril contient un ensemble de faits d’événements et d’actions qui sont traduits par des choses concrètes qu’on pourrait considérer comme héritage
“Nous regrettons le Président Lansana Conté, non pas parce qu’il a été un ami seulement, mais parce qu’ il était l’homme de la nation. Il a aimé ce pays, il a aimé ce peuple. Il s’est engagé et sacrifié pour cette nation, il s’est sacrifié pour la cause de ce pays en l’orientant depuis 1984, vers l’Etat de droit. Et une économie fondée sur une économie libérale et créait ainsi, un guinéen nouveau”, a déclaré ce proche du Général.
Poursuivant, l’ancien Ministre indique que la perte d’un être si cher comme ce fut le cas du Général Conté doit servir de tremplin afin de préserver l’héritage légué par ce dernier.
“Ce moment d’anniversaire est aussi un moment de réflexion, c’est une pause que l’on marque. Non seulement pour faire des prières ferventes pour le repose de la mémoire du regretté, mais aussi, c’est une pause que nous marquons pour réfléchir sur notre devenir, sur notre destin et sur l’héritage qu’il (Lansana Conté ndlr) nous a laissés et que nous devons coûte que coute être capables de pouvoir traiter convenablement”.
Concluant, Moussa Solano estime qu’il ne s’agit pas de chercher des qualificatifs pour attribuer au Général Président, mais chercher à savoir quelle œuvre il a essayé de bâtir pour le peuple de Guinée.
Pour rappel, en début 2007, de grandes manifestations populaires hostiles au régime et aux « prédateurs de l’économie nationale » avaient été violemment réprimées. Au moins 186 personnes avaient été tuées et 1. 200 blessés, selon des rapports.
Moussa Rama, pour lerevelateur224.com