Avec pancartes sur lesquelles on pouvait lire entre autres: ‘’ Non à la professionnalisation de la mendicité’’, ‘’ Non à l’utilisation des enfants dans la mendicité’’, ‘’ Non à la discrimination des enfants démunis’’, des membres de cette association ont à travers ces slogans interpellé les autorités compétentes sur le phénomène grandissant de la mendicité dans notre société.
« Nous voyons souvent nos proches et nos parents utiliser nos frères et sœurs dans la rue, nous voulons lutter contre ce fléau qui consiste à utiliser les enfants dans la rue (…) Nous voulons l’initiative gouvernementale ou institutionnelle pour que nous puissions nous donner les mains afin de lutter contre ce fléau qui gangrène notre société. Avoir un partenariat avec l’État pour pouvoir sensibiliser les personnes concernées de Conakry jusqu’à l’intérieur de pays », déclare Moussa Keita, Président de cette jeune association.
Avant ce sit-in devant ce département, plusieurs autres démarches avaient été menées par ces jumeaux toujours dans le cadre de la sensibilisation mais qu’elles n’avaient malheureusement pas porté fruit dû au contexte politique depuis septembre. Aujourd’hui, l’AJJG souhaite:
« Nous voulons que l’État construise un centre d’accueil public ou on pourra réunir tous les orphelinats de Guinée, où les enfants démunis pourront bénéficier de l’éducation, la santé mais aussi et surtout, où les parents de ces enfants pauvres pourront aussi bénéficier d’une insertion sociale à travers les activités génératrices de revenues qui seront crées ».
Pour sa part, la vice-présidente annonce déjà que l’association ne baissera pas le bras tant que sa structure n’obtienne pas satisfaction.
« Tant qu’on ne se fait pas entendre, on continuera toujours sur la même allure (…) nous luttons, pas seulement que pour les jumeaux, mais plutôt pour tous les enfants qui sont dans la rue en train de mendier. Nos appels iront d’abord aux parents, d’écouter leur cœur parce qu’on ne peut pas mettre ses propres enfants, on leur demande ainsi d’arrêter de le faire. Aux nouvelles autorités de nous associer pour qu’on puisse aider ces enfants », souhaite M’mawa Fofana.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com