Ce 02 novembre, l’humanité célèbre la Journée internationale des Nations unies pour mettre fin à l’impunité des crimes commis contre les journalistes. L’édition 2021 de cette journée met en lumière le rôle déterminant des services de poursuite judiciaire dans les enquêtes et les poursuites, non seulement des meurtres mais également des menaces de violences contre les journalistes.
En Guinée, certes qu’il n’y a aucune célébration, cette journée intervient à une période exceptionnelle dûe à la transition. Mais les hommes de médias ont tenu à s’exprimer sur ce qu’ils en dur en longueur de journée. Pour Aboubacar Camara, Président de l’URTELGUI, Refuser à un journaliste d’accéder à l’information comme l’ont sciemment enregistré ces derniers temps lors des activités des nouvelles autorités, est aussi un crime:
« Refuser l’accès à l’information aux journalistes est un crime contre les journalistes. Parce que quand on dit journaliste, c’est pour aller cueillir les informations, les traiter, les disséquer et les mettre à la disposition de la population. Et aujourd’hui, à ce 21ème siècle, le manque d’information vis-à-vis des journalistes est un crime. C’est-à-dire, refuser à un journaliste d’accéder à une information est un crime. Refuser aux populations d’avoir accès à l’information via les journalistes est une violation grave de leurs droits devant ces populations » martèle-t-il.
Entre 2006 et 2020, plus de 1 200 journalistes ont été tués dans le monde et près de 9 cas sur 10 n’ont pas été élucidés, selon l’Observatoire de l’UNESCO des journalistes assassinés.
Moussa Rama, pour lerevelateur224.com
