Dans une déclaration rendue publique, ce samedi 23 octobre, des femmes victimes de casse et de déguerpissement de Kaporo-rails, Kipé 2, Dimesse et autres
demandent l’arrêt des travaux d’IMAAG-HOLDING et réclament justice pour les 3.641 enfants qui ont été privés de leurs droits à l’école.
Lisant la dite déclaration, Makhissa Touré, porte-parole de ces femmes demande aux nouvelles autorités militaires de remédier aux problèmes créés par l’ancien Ministre de la ville Ibrahima Kourouma sur instruction de son » maître » Alpha Condé.
‘’Le dossier Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse est simple. Il s’agit pour l’Etat de reconnaître les crimes commis par Alpha Condé, de mettre en place un plan de restitution et de dédommagement des propriétaires, et surtout d’ouvrir des enquêtes sur cette tragédie afin de punir les coupables. Ceci, en conformité avec les textes légaux. Les opérations de ventes illégales de nos terrains constituent une entreprise de fraude qui va enrichir des éléments de l’administration. Elles vont compliquer un dossier simple à régler. Les femmes de Kaporo-rails, Kipé 2 et Dimesse saisissent l’occasion pour rappeler qu’elles et leurs familles ont été victimes de toutes sortes d’humiliations par le régime d’Alpha Condé. Outre, les démolitions de nos propriétés, nous avons été brutalisées, insultées et jetées dans la rue comme des étrangères. 3 mille 641 enfants de Kaporo-rails ont été privés de leurs droits dont celui d’aller à l’école. Nos vies ont été détruites. Des familles vivent de façon précaire dans Conakry, Coyah ou Dubréka’’, déclare-t-elle.
Ces femmes ont aussi demandé au Colonel Doumbouya de bien vouloir leur accorder une audience dans le but de mieux expliquer la situation douloureuse qu’elles ont traversé.
« Des époux qui ont servi la République sont morts en laissant des centaines de veuves avec leurs enfants sans assistance. Le désespoir pousse certains de nos enfants à s’exiler en bravant l’océan. On a enregistré plusieurs décès dans la Mer Méditerranée. Nous venons interpeller publiquement le Président Mamadi Doumbouya, et lui signifier que nul n’a le droit d’être traité comme nous l’avons été. Nous voudrions pour terminer rappeler que les victimes de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse ont déposé un mémorandum au CNRD et ont sollicité une audience avec le Chef de l’Etat. Nous restons toujours dans l’attente d’une rencontre qui permettra au Président Doumbouya de mieux comprendre les injustices dont nous avons été l’objet. Nous espérons que ce mémorandum facilitera les démarches pour la réparation des injustices de Kaporo-Rails », ont -elles dit dans cette déclaration.


Moussa Rama, pour lerevelateur224.com