La Cour d’Appel de Conakry a rendu hier sa décison sur le contentieux qui lie les deux factions de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG) d’Abdoulaye Camara et d’Abdoulaye Sow. Cette Cour a rendu sa décision en faveur de l’USTG version Mamou dirigée par Camara Abdoulaye.
Cet arrêt rendu intervient après trois ans de procès, les juges de la Cour d’appel, qui ont siégé ont déclaré que c’est le congrès qui a eu lieu en octobre 2018 à Mamou, en présence des congressistes statutaires, qui a été organisé conformément aux textes qui règlementent le fonctionnement de l’USTG.
Au lendemain de cette décision, le principal concerné se réjouit de la nouvelle en soutenant qu’il a toujours eu confiance en la justice guinéenne.
“ C’est un sentiment de satisfaction. Je pense que la justice a libéré l’ensemble des travailleurs et travailleuses de Guinée. Pour la simple raison si vous avez constaté depuis trois (3ans) le mouvement syndical guinéen n’a pas pu négocier avec le gouvernement guinéen compte tenu de cette siscion. Non seulement au sein de l’USTG mais aussi au sein des différentes fédération à savoir: le SLECG par exemple où il y avait deux factions. Dieu merci aujourd’hui, la paternité est connue, il n’y a plus deux (2) USTG, il n’y a que l’USTG dirigée par camarade Abdoulaye Camara” a-t-il réagi.
“L’USTG que je dirige, on a eu confiance à la justice guinéenne car c’est elle seule qui peut qualifier une faute. Je pense que le camarade Abdoulaye Sow, de façon consciente avait démissionné de l’USTG avec une lettre de désaffiliation. Au moment où on se préparait pour aller au congrès de Mamou, Abdoulaye Sow n’était plus membre de l’USTG”, rappelle Abdoulaye Camara qui précise que les locaux qui servent de siège à la centrale syndicale situés à Boulbinet dans la commune de Kaloum seront récupérés une fois que la justice l’ordonne.
“Nous attendons l’adresse de la justice car elle est exécutoire avant qu’on aille occuper notre siège. Si on a la grosse dans une ou deux semaines, nous allons continuer à agir dans les règles de l’art parce que nous avons eu confiance à la justice guinéenne, nous allons continuer à respecter la procédure légale pour le déguerpissement”, précise ce syndicaliste. A l’endroit de son adversaire, il dit:
“Mon souhait le plus ardent, c’est l’unification de l’union syndicale des travailleurs de Guinée. Je demande et tend la main à l’ensemble des travailleurs et travailleuses de Guinée, adhèrents et sympathisants de L’USTG de venir travailler ensemble pour défendre l’intérêt matériels et moraux des travailleurs. La porte est grandement ouverte à tout adhérent, à tous nos camarades. Je demande personnellement à mon grand frère Abdoulaye Sow de revenir dans la maison. La raison elle est simple, l’USTG fut créée par le premier secrétaire général de la FESABAG par le camarade feu Ibrahima Fofana. A la création de l’USTG, il y avait la FESABAG,le SLECG et la fédération des compagnies aériennes. Et le premier secrétaire général de la FESABAG d’alors était Dr Ibrahima Fofana fut le premier secrétaire général de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée. Nous pensons que c’est la FESABAG qui doit mettre la balle à terre. Tu ne peux pas mettre au monde un enfant et l’abandonner”, déclare-t-il.
Abdoulaye Camara soutient dans cette optique, qu’il sera toujours là pour défendre les travailleurs de Guinée ayant appris les valeures syndicales auprès des aînés.
Moussa Rama, pour lerévélateur224.com