Le mea-culpa des magistrats continue de susciter des réactions dans le pays et ce samedi 25 septembre, c’était au tour du juge Alphonse Charles Wright, Président du Tribunal de Première Instance de Dubréka de brocarder ses confrères.
Invité de l’émission les Auditeurs Face À l’actualité sur la radio Horizon, ce magistrat n’a pas manqué de dire à ses confrères d’arrêter d’accuser à tort ou à raison l’exécutif dans l’exercice de leur fonction étant magistrat qui a prêté serment de toujours juger en toutes circonstances.
«Aucun magistrat ne peut justifier la violation de son engagement devant son peuple. Lorsque vous voulez aller en guerre, vous êtes un soldat, vous savez dorénavant quand vous portez votre uniforme, dans votre idée, vous êtes un homme qui de par la vie de ce que vous portez, vous restez et demeurez un sacrifice pour votre nation » a réagi le juge.
Selon le juge Alphonse Charles Wright, en aucun cas un magistrat peut justifier qu’il a été sous l’emprise d’une injonction de l’exécutif dans l’exercice de sa fonction. Ceci relatif au mea-culpa fait des magistrats devant le Président du CNRD Colonel Mamadi Doumbouya, le mardi passé lors des concertations Nationales.
« Ce ne sont pas tous les magistrats guinéens qui, a un certain moment de notre pays qui se sont prêtés comme d’autres ont fait leur mea-culpa à une certaine connivence avec l’exécutif, je suis désolé de vous le dire, il y a des magistrats qui sont restés dans l’anonymat, qui se sont battus pour faire correctement leur travail ; qui n’ont pas cédé d’un iota. Mais il faut aussi le dire que ces magistrats à un moment donné, ayant plus d’espoir, ont su quand-même reculé d’un cran ».
Certes que ce ne ont pas tous les magistrats qui se sont rendus coupables de la trahison de leur serment, Charles Wright pense qu’ils doivent subir la rigueur de la loi.
« La plus grande injustice, est de laisser l’auteur d’injustice impuni (…) un magistrat qui viol son serment à des conséquences juridiques(…) moi j’ai mal ! J’ai mal pas parce que j’ai fais un mauvais travail, j’ai mal parce que ce qui se dit aujourd’hui sur les magistrats ne m’honore pas en tant que magistrat, n’honore pas la corporation » déplore Alphonse Charles Wright.
Le président du TPI de Dubréka conclut en ces termes.
« Si ce magistrat dit qu’il a reçu ou qu’il aurait reçu une injonction de l’exécutif, je voudrais qu’on arrête d’accuser l’exécutif », insiste-t-il.
Moussa Rama, pour lerevelateur224.com