Dans son sommet extraordinaire tenu jeudi 16 septembre dans la soirée, la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest a décidé du maintien de la suspension de la Guinée de toutes les instances de la CEDEAO jusqu’à la restauration de l’ordre constitutionnel. Plus loin ; l’institution sous régionale exige la tenue, dans un délai de six (6) mois, des élections présidentielle et législatives pour le retour rapide à un ordre constitutionnel.
Interrogé au lendemain de cette décision, l’honorable El hadj Mamadou Sylla a soutenu que l’organisation d’une élection en Guinée à l’état actuel qu’elle se trouve est impossible.
« Ce n’est pas tenable ! Même si on était dans un régime normal qu’un Président doit convoquer le corps électoral, en six(6) mois, il ne pourra rien faire. Surtout qu’aujourd’hui dans notre pays, tout est à terre, toutes les institutions sont à terre. Donc, je ne sais pas en six mois, si c’est d’abord le fichier qu’on doit regarder, mettre une nouvelle CENI, la Cour Constitutionnelle, la Cour Suprême, l’Assemblée Nationale, plus les députés. Tout est tombé aujourd’hui, y a rien », a réagi l’ancien chef de file de l’opposition parlementaire et il indique par la suite, que même si un organe de gestion est mis en place, il va lui falloir assez de temps pour tout réorganiser.
« Il faut mettre le CNT (Conseil National de Transition ndlr) et ce CNT, doit tout écrire, on ne parle plus de toilettage, c’est une nouvelle constitution qui doit être faite. Donc six mois, ce n’est vraiment pas tenable. Mais je pense plutôt que c’est un début de négociation. Sinon pourquoi le Mali qui avait fait en premier le coup d’État, ils (membre de la CEDEAO) ont donné dix-huit mois (18) de transition, au Tchad, la même chose et nous ils nous imposent six (6) mois ? C’est pourquoi l’opinion commence à soupçonner que l’ancien Président Alpha Condé a des amis parmi eux » a révélé l’honorable Mamadou Sylla.
Une délégation de la CEDEAO composée de trois chefs d’État ouest-africain est arrivée ce vendredi dans la matinée à Conakry, afin de clarifier certaines décisions prises par elle à l’actuel homme fort de Conakry.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com