L’arrivée de la mission de la CEDEAO en Guinée après quelques jours seulement de l’éviction du Président Condé au pouvoir est tout à fait une démarche ordinaire a estimé ce vendredi 10 septembre, un ancien Ministre de la Sécurité sous l’ère Lansana Conté, quand il a été joint par lerevelateur224.com
A en croire Moussa Solano, ces multiples méthodes pour sanctionner une violation de la démocratie dans un pays par cette institution ouest-africaine est tout à fait logique. Mais pour le cas spécifique de la Guinée, cet ancien dignitaire du pouvoir Conté se pose encore la question si le pays était véritablement démocratique sous le régime d’Alpha Condé. Pour lui, le fond affecte la réalité.
« Est-ce que vraiment cette démocratie était suivie ? Est-ce que vraiment nous étions dans un Etat démocratique ? Est-ce que nous étions dans un Etat de droit ? Ce sont des grandes questions qui apparaissent finalement », mance-t-il au bout du fil et d’ajouter:
« La CEDEAO n’a qu’à tourner autour de cette question-là, mettre en exergue les conventions qui déterminent les rapports entre cette institution sous-régionale et les pays. Il y’aura toujours des besoins et ce qui est important pour les populations, c’est-à-dire, l’intérêt de la population sera toujours au dessus de tout cela. Parce que c’est en ça en définitive qu’il faut défendre », a soutenu Moussa Solano.
Poursuivant, ce membre influent du régime Conté estime que les conventions signées par les Etats de la CEDEAO que défendent ceux qui s’apprêtent à discuter avec la junte militaire guinéenne ne sont bonnes que lorsque les peuples sont aidés à aller dans le sens à donner plus de force à un Etat de droit. Et si le cas contraire se produit?
« Mais si cet État de droit est entrain de se défaire et qu’il ait des forces qui se lèvent pour pouvoir reprendre la situation et promettre de remettre l’Etat de droit, promettre de remettre l’Etat de droit, faire ramener la démocratie, faire en sorte que la souffrance du peuple soit atténuée de façon réelle et faire en sorte que la paix règne dans le pays, ce sont les problèmes-là que la CEDEAO doit avoir en toile de fond », souligne-t-il.
Moussa Solano fait remarquer que ce ne sont pas les ressources qui manquent à la Guinée pour son développement, mais que si les rancœurs, les préjugés ou encore l’intérêt de la nation ne priment pas sur tout, il sera difficile qu’elle s’en sorte.
Moussa Rama, pour lerevelateur.224.com