Le fédéral de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), le principal parti d’opposition guinéenne devra encore attendre en prison.
Son procès qui devrait se tenir au Tribunal de Premières Instance de Mafanco n’a pas eu lieu ce mardi 31 Août 2021 comme prévu par le parquet. Accusé d’avoir violé les mesures sanitaires instaurées par les autorités gouvernementales et sanitaires, Soria Bangoura ne connaîtra pas son sort de sitôt.
Interrogé, le collectif des avocats a évoqué un problème organisationnel au niveau du parquet pour la tenue du procès à ce jour.
Plus loin, Me Alseny Aïssata Diallo dénonce une manœuvre dilatoire dans le but de maintenir en prison son client qui est un des cadres du parti dirigé par Cellou Dalein Diallo.
« Aujourd’hui, on devrait tenir son procès mais malheureusement, nous restons toujours à l’écoute du parquet qui nous a promis que sûrement dans les jours qui suivent, ils vont programmer l’audience. Ce qui est important, c’est qu’il faut reconnaître que nous ne comprenons plus, parce qu’un cas de flagrant délit devrait être jugé normalement dès le déferrement ou le lendemain au plus tard. Ça fait bientôt un mois déjà, depuis le 9 Août jusqu’à présent, notre client croupit en prison. Nous le regrettons et nous le condamnons. Nous nous apprêtons à démonter pièce par pièce cette accusation. Parce que imaginez, ce n’est pas un motel qu’il gère, c’est un hôtel et ce n’est pas lui seul qui gère un hôtel ici à Conakry. Il y a hôtel Kaloum, Sheraton ; Noom et les propriétaires de ces hôtels n’ont pas été interpellés pour le non respect des mesures sanitaires et ce sont des hôtels qui reçoivent des gens jusqu’à minuit. C’est M. Sorya seulement qui a été interpellé pour dit-on : non respect des mesures sanitaires. Donc, c’est pour te dire déjà que ça ne tient pas de toutes les façons. A l’audience, le procureur qui l’accuse de ce non respect de ces mesures aura à faire avec nous, et il se doit prêt à nous affronter et nous on est déjà prêts.
Concluant, Me Alseny Aïssata Diallo a déclaré comme argument que le maintien de Sorya Bangoura est un alibi pour le faire taire ou neutraliser ses actions étant un membre influent de l’opposition.
Moussa Rama, pour lerevateur224.com