Les professionnelles du sexe sont durement impactées par les nouvelles mesures sanitaires édictées récemment pour contrer les nouveaux variants de Covid-19 qui sévissent dans le pays.
La décision de ramener le couvre-feu à 22h est d’un mauvais goût pour les travailleuses de nuit.
Pour en savoir de plus, votre quotidien électronique lerevelateur224.com est allé à la rencontre des prostituées qui se plaignent de la fermeture des motels et autres lieux où elles exercent leur métier nocturne.
Rencontrée dans un motel de la place, cette travailleuse de sexe, sous le couvert de l’anonymat, se confesse :
« A l’heure là, il n’ y a pas de travail. Les gens rentrent à 22h , si c’est pendant la journée, je gagne peu d’argent par rapport à la nuit. Il y a d’autres qui sortent pendant la nuit 20h, 22h. Si notre président maintient le couvre-feu à 22h à cause du COVID-19, nous -mêmes, on ne peut pas gagner notre dépense ni être capables de satisfaire nos besoins », déplore t-elle.
Comme le dit l’adage : ‘’ c’est la rareté qui fait la valeur’’. En cette période de pénurie de la grande clientèle masculine, certaines prostituées subissent les caprices de certains qui n’hésitent d’ailleurs pas, d’agir avec férocité une fois dans les chambres. Témoigne notre interlocutrice.
‘’Parfois, quand je rentre avec un homme dans la chambre, je ne peux pas expliquer combien de fois l’intéressé me maltraite actuellement. Ils peuvent demander certaines positions ou de faire certains trucs qu’on ne fait jamais en temps normal. Mais actuellement, le client est roi. Je suis obligée d’accepter certaines folies pour ne pas rater leur argent.
Il n’y a pas d’argent, parce que la clientèle est faible. Sinon, avant je pouvais rentrer chez moi avec une somme de 400.000 à 500.000 fg et voire même plus’’.
Le concert d’épidémies qui s’est donné rendez-vous en Guinée fait craindre. C’est pourquoi, elle appelle ses collègues de nuit à la prudence pour ne pas chopper des virus.
« C’est pourquoi, je lance un appel pressant à mes camarades de faire très attention. Le peu d’argent que nous gagnons ne peut pas nous traiter en cas de maladie. Alors sélectionnons les hommes avant de se diriger dans les chambres ».
A la question de savoir pourquoi elle pratique ce métier, la professionnelle de sexe indique :
«C’est à cause du manque de soutien que je pratique ce métier de prostitution pour subvenir à mes besoins vitaux », a-t-elle expliqué.
Zézé Enéma Guilavogui pour lerevelateur224.com
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