Chez nos confères d’HADAFO média ce vendredi, le président de L’UDRG s’est une fois encore prononcé sur le cadre permanent de dialogue politique et social ouvert, il y a quelques mois.
Dans son intervention, Bah Oury a dénoncé la manière dont l’équipe a été constituée. Pour l’ancien ministre de la réconciliation nationale, les autorités ont unilatéralement pris des décisions pour constituer le cadre de dialogue:
‘’En politique en Guinée, il faut jamais se fier aux premières déclarations. Il ne faut juger que ce que tu vois, il faut attendre de voir, parce que à la dernière minute, il peut y avoir des revirements, des changements de position. Bref, c’est pour dire, il ne faut pas partir avec des aprioris dans le champs politique guinéen, surtout de ce côté là. Donc pour qu’il ait une plus grande concertation, il ne faut exclure personne au préalable, même si ce dernier dit n’est pas être intéressé. Deuxièmement, il y a aussi le fait que les autorités ont pris de manière unilatérale des décisions pour constituer un cadre sans au préalable se concerter avec les intéressés. On a vu un décret qui fixe deux représentants d’opposition, un extra-parlementaire, un parlementaire, deux de la mouvance, deux de la société civile, deux du gouvernement, un de la présidence et le secrétaire permanent a été déjà désigné. Dans un cadre qui aurait pu être beaucoup plus consensuel, c’était au préalable qu’une mission, de discussion, de bon office pour voir quelle est la meilleure structure de sa composition qui aurait dû être faite‘’, a fait comprendre le président de l’UDRG avant de rajouter :
‘’Il faut préciser une chose qui est très importante, le secrétariat permanent n’est que le bureau de la concertation et les vrais acteurs de la concertation ce sont toutes les structures politiques et de la société civile au cas où les questions seront politiques, ou les questions seront sociales. Donc il y’a une plateforme qui va dans le cadre d’une véritable concertation qui a un bureau, mais il y’a les représentants des différentes structures qui viendront exposer leur point de vue et proposer des solutions alternatives ‘’, a-t-il précisé.
Pour terminer, Bah Oury souligne:
‘’Je dis à tout le monde, c’est la dernière ligne droite que la Guinée a pour résoudre de la manière pacifique ses problèmes et assurer la stabilité et l’avenir d’un processus politique qui est très malmené aujourd’hui’’,a-t-il conclu.
Ibrahima Camara
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