Le football guinéen continue de faire sa traversée du désert depuis l’après époque de Hafia Football club, le triple champion d’Afrique des clubs en 1977. Cette traversée pénible se ressent tant chez les joueurs et pire chez les entraîneurs qui n’arrivent pas à promouvoir leur talent à l’extérieur du pays.
Face à ce faible niveau de représentativité des encadreurs et joueurs guinéens sur le plan international, Kanfory Lappé Bangoura a tenté de dégager quelques raisons de cet état de fait.
« Je pense qu’il y a trois éléments qui peuvent expliquer cela. Le premier facteur, est ce qu’il faut savoir reconnaître que nous guinéens, nous sommes complexés. Quel que soit le niveau de nos techniciens, nous pensons que les meilleurs résultats ne peuvent parvenir que de l’étranger. Alors, c’est ce qui fait que nous avons beaucoup plus de possibilité de recevoir les étrangers ici au lieu de croire à nos techniciens. Le deuxième facteur, il faut retenir que la formation a trop retardé, il n’y a pas un avancement sur le niveau sur le niveau des diplômes. Alors que pour aller entraîner à l’étranger aujourd’hui, moi je pense qu’il faut avoir au minimum un diplôme de licence. Le troisième facteur, il faut retenir que nous n’avons pas la culture de s’expatrier Au fait, pour aller nous ne trainer à l’étranger, il faut avoir le circuit, il faut avoir les managers et on n’a pas cette culture » regrette t-il sur les ondes de la radio Nostalgie.
A rappeler que Kanfory Lappé Bangoura est le fondateur du FC Séquence de Dixinn. Il suit plusieurs stages de formations pour devenir entraîneur professionnel, notamment en 2002 à Lokeren (Belgique), en 2009 avec la CAF (pour l’obtention de la licence C), et de février 2014 à mai 2015 avec le FC Vichy (France).
En 2015, il obtient la licence B de la CAF à Conakry puis la licence A en 2016 à Yaoundé au Cameroun. Il devient l’entraîneur de l’AS Kaloum entre 2007 et 2008, puis du club d’Horoya AC.
Lappé Bangoura officie comme entraîneur de l’équipe nationale de football de Guinée entre juillet 2016 et janvier 2018.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com