Vitrine artistique et culturelle du continent dans les temps, avec les Ballets Africains et le Bembeya Jazz national, la mustique guinéenne s’éssoufle de nos jours.
Malgré les nombreux jeunes talents d’artistes qui fleurissent, la musique du pays peine à s’exporter dans le but d’être une consommation internationale.
Intervenant ce samedi 31 juillet 2021, chez nos confères d’EspaceTV, dans l’émission »Remue-ménage », Mohamed Azaya a soutenu qu’il n’appartient pas aux seuls artistes d’exporter la musique Guinéenne.
“Je le dis tout le temps, qu’il n’est pas du devoir de l’artiste d’exporter sa musique. La culture appartient à tout un peuple, et c’est à ce peuple là, d’exporter sa culture, sa musique à travers le monde. C’est le résumé du retard de la musique Guinéenne sur la scène internationale. Il faudrait que le peuple de Guinée impose sa culture, sa musique et ses artistes partout où ils sont. Partout où il y a des Guinéens, on doit imposer la culture Guinéenne aux autres. Je pense qu’avec ça, nous allons partir très loin’’, a t-il souligné.
Contrairement à lui, d’autres estiment que la non reconnaissance de la musique guinéenne est liée à sa perte d’authenticité.
“Quand un étranger vient en Guinée et qu’il fait le tour des boîtes de nuit et qu’il n’écoute que 80% de musiques étrangères, et juste 20% de la musique Guinéenne, quand il va partir chez lui,il dira que ceux-là n’écoutent pas leurs musiques. Si voyez aujourd’hui le groupe Psquare au sommet de la musique Africaine, ce qu’ils ont été soutenus par le peuple Nigérian. J’ai suivi une de leurs interviews où ils ont dit que c’est le peuple Nigérian qui est à la base de leur succès. L’artiste ne fait que travailler, mais la valeur de l’artiste, c’est le peuple qui ressort ça. C’est le peuple qui choisit quelle est la meilleure chanson ou quel est le meilleur artiste. Alors, si tu as choisi ton meilleur artiste chez toi, essayes de faire de lui le meilleur partout où il va’’ a t-il martelé.
Camara Mamadouba
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