Depuis plusieurs années, la route Moussadou-Beyla est dans un état de dégradation très poussée. Dès qu’il pleut seulement, cet axe routier devient impraticable pour les usagers. Et pourtant, le contrat de construction de cette route avait été attribué à l’entreprise SETRA SA. Mais depuis plus de 5 ans, les travaux de réconstruction sont à l’arrêt.
Suite aux récents calvaires des usagers de cette route, Fama Moussadou Bérété, conseiller à la commune de Moussadou Contacté par notre déclare:
“Nous avons de sérieux problèmes avec cette route. Il y a de cela plus de 5 ans, le marché a été attribué. Selon les gens, Alpha (président Alpha Condé ndlr) est lui même venu à Moussadou pour dire que le marché là a été attribué à votre fils parce que c’est un ressortissant de Moussadou qui a eu ce marché là, l’entreprise SETRA d’Elhadji Ibrahima Kourouma. À chaque fois qu’on demande à l’État, on dit on a déjà donné le financement à l’entrepreneur, quand on demande à l’entrepreneur, lui, il dit je n’ai pas reçu le financement. On ne sait pas où se trouve la vérité. Il n’y a absolument pas de route entre Moussadou Beyla, tout est calvaire, quand il pleut un peut seulement, de Moussadou jusqu’à la frontière Sinco. Depuis que la machine a quitté ici depuis plus de 5 ans qu’ils ont fait le premier reprofilage et depuis, les travaux sont aux arrêts. L’entrepreneur dit qu’il n’a pas reçu de financement et le gouvernement dit qu’on a donné l’argent à votre fils. Nous ne savons plus à quel saint se vouer.On a besoin de clarté et surtout de réconstruire notre route pour le bien de nos populations qui souffrent énormément. C’est pourquoi, je lance un appel au ministère des travaux publics de nous venir en aide”.
Pour recouper l’information, nous avons joint au téléphone l’entrepreneur qui nous a dit dans un premier temps de se rabattre sur le ministère des travaux publics si on veut des informations :
“Allez aux TP, le maître d’ouvrage c’est les TP, c’est lui qui peut nous dire en toute sincérité où on en est. Moi je suis un entrepreneur qui recherche tout le temps les marchés et tout le monde connaît la situation des marchés publics en Guinée. Je ne vais pas apporter de contradictions à un média, je recherche des marchés. Vous n’avez pas compris ce que j’ai dit”, nous dit Elhadj Ibrahima Kourouma de façon sèche.
Malgré, il dit ne peut pas apporter de contradictions, il nous indique tout de même:
‘’J’ai reçu les trois députés de Beyla. Avant qu’ils viennent me voir, ils m’attaquaient à tout bout de champs. Finalement quelqu’un les dit au lieu de l’attaquer, il faut le rencontrer, vous allez vous expliquer. Ils m’ont téléphoné, je l’ai reçu et depuis ils ne racontent plus rien sur moi. Je voulais ajouter qu’il y a le directeur préfectoral des TP à Beyla, il y a l’inspecteur des TP à N’Zérekoré. Deuxièmement, il (conseiller communal Fama Moussadou Bérété ndlr) affirme que j’ai reçu une partie du financement, s’il affirme que j’ai reçu tout le financement, c’est ce qui m’aurait inquiété. Ce n’est pas avec une partie du financement qu’on fait tout le travail. C’est avec tout le financement qu’on fait tout le travail”, dit-il avant d’ajouter :
‘’Ce que le président fait, il donne des instructions, mais le président a donné combien d’instructions qui n’ont pas été exécutées? C’est pourquoi ce n’est pas à moi le président donne des instructions, c’est vrai ou c’est faux? (…) Ce conseiller là ne connaît rien. Dans l’administration, est-ce qu’on prend comme ça l’argent on donne à un entrepreneur? Il y a un circuit. Est-ce que le président va laisser le ministre des TP, le ministre des Finances et me donner l’argent? Il ne peut pas”, rajoute le PDG de SETRA SA.
Pour en savoir plus, nous avons contacté le député uninominal de Beyla. Apparement embarassé pour parler de ce dossier, l’honorable Samouka Bérété qui se demande entre l’entrepreneur et l’État qui il faut croire.
“ Ce que je n’ai pas compris et ce que j’ai dis à certains cousins, quand j’ai un travail comme ça, alors que ma sous-préfecture est sur la première ligne, moi je travaille là-bas très bien. Les gros dégâts sur les 50 et quelques kilomètres, c’est vraiment sa (l’entrepreneur ndlr)sous-préfecture. C’est à 10 kilomètres du centre. Ce que vous voyez souvent en image là, c’est ce que le conseiller dénonce souvent. J’ai été avec les autres députés au ministère des TP quand Naïté était là qui nous a dit qu’il y a un assèchement des financements. On a eu l’entrepreneur, il a parlé, mais en vérité ce n’est pas facile. En fait, je ne sais pas si c’est lui (l’entrepreneur ndlr) qu’il faut croire ou c’est le gouvernement, je ne sais pas vraiment. Je sais que c’est un peu bloqué partout parce qu’il y a trop de chantiers: la commune urbaine, Lola ainsi de suite, ça ne bouge pas trop, c’est les grandes voiries qui sont priorisées, la ligne de la fôrêt. Peut-être que la priorité c’est là-bas, mais est-ce qu’il a raison sur ce qu’il (l’entrepreneur ndlr) dit ou il a tort?”, s’interroge l’honorable Samouka Bérété.
Pendant ce temps, les usagers du tronçon Moussadou Beyla continuent à vivre un calvaire indescriptible.
À suivre !
Amadou Oury Barry pour lerevelateur224.com
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