En répondant à une question d’un auditeur dans l’émission ‘’ Mirador ‘’ de ce mardi, le juge Alphonse Charles Wright a apporté des précisions par rapport à la violation des droits élémentaires des citoyens interpellés.
‘’ Beaucoup confondent la garde à vue et la détention provisoire. Quand un officier de police judiciaire, qui a l’habilitation, qui remplit d’ailleurs les conditions pour se prévaloir de cette qualité décide de priver quelqu’un de sa liberté dans le cadre de la mesure de garde à vue, la loi dit à cet officier de police judiciaire, c’est vrai que vous êtes fondé à le faire mais vous avez des obligations professionnelles vis-à-vis de la personne dont vous avez décidé de priver sa liberté. Notamment, le droit à ce que cette personne-là soit informée des faits que vous lui reprochés. Je dois vous indiquer la base légale des faits que j’aurai contre vous, parce qu’il n’y a d’infraction sans texte de loi. Au-delà de tout ça, si un juge est saisi après qu’on ait constaté les différentes violations de ses droits, mais il faut qu’aujourd’hui que dans le cadre des mesures de la garde à vue, lorsqu’il y’a violation des droits, le citoyens est fondé de les faire constater par le procureur de la république qui va saisir le procureur général, qui va saisir la chambre de contrôle de l’instruction pour annuler purement et simplement les actes posés par cet officier de police’’, explique t-il.
Ibrahima Camara
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