Bon nombre d’observateurs remet en cause l’indépendance de la justice guinéenne qui est perçue comme étant un instrument au service exclusif de l’exécutif.
Face aux soupçons de soumission ou de pression que l’appareil pourrait subir dans des dossiers qu’il gère, le juge Charles Writh, reconnu pour son indépendence de ton, nie en bloc et se montre ferme sur la séparation des organes de l’État:
‘’Je peux dire haut et fort sans risque de me tromper, je n’ai jamais subi la pression de qui que ce soit dans l’exercice de mes fonctions. Je reste formel et ferme s’il faut le dire ainsi, que en aucun moment, dans l’exercice de mes fonctions je n’ai subi de pression ou d’appels de qui que ce soit. Pour preuve, lorsque je suis dans ma posture de juge, c’est l’examen rationnel des faits de ma saisine et la responsabilité que j’ai de n’être conforme qu’à la loi. On t’a appelé? Je ne sais pas! Je n’ai jamais été appelé, personne ne m’a donné des instructions, je peux vous le dire, je vous assure, personne ne m’appelle pour quoi que ce soit’’, insiste le juge lors de son passage chez nos confrères de FIM ce mardi, avant de marteler que la loi doit être appliquée dans toute sa rigueur.
À noter, pendant que le magistrat Charles Wright fait parler de lui par les actes qu’il pose, par des décisions qu’il rend et qui sont hautement appréciés par une bonne partie de l’opinion, il a été muté au TPI de Dubreka, la semaine passée.
Une mutation qui alimente les débats. Si pour les uns, c’est pour aider à freiner les conflits domaniaux, pour d’autres, ou c’est une forme de sanction afin de l’éloigner de Conakry où il dérangerait de par ses sorties médiatiques et prises de position très audacieuses.
Amadou Oury Barry pour lerevelateur224.com
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