Elie Kamano a comparu ce mercredi devant le TPI de Kaloum pour répondre des faits d’injures, de diffamation par le biais d’un système informatique où le mandat d’arrêt contre lui a été exécuté.
L’artiste a été arrêté et conduit à la maison centrale de Conakry. Une décision du tribunal qui surprend son avocat.
» Je n’en reviens pas. Je suis tout simplement surpris. Je ne pouvais pas m’attendre à cela, à cette mise en détention aujourd’hui. Parce que nous sommes venus à l’audience avec toutes les assurances, toutes les garanties. Elie a fait une vidéo, il a reconnu le contenu de la vidéo, les parties étaient en train de trouver une solution, le parquet a décidé d’ouvrir un procès. Il n’a jamais été informé de la date du procès, c’est à travers les médias que nous avons appris qu’un mandat a été décerné contre lui.
Ce mandat n’a jamais été exécuté. En homme libre, et en toute confiance, il s’est présenté à l’audience avec son avocat. Nous sommes en matière de flagrant délit, à l’ouverture du procès, nous avons sollicité le renvoi de l’affaire pour préparer sa défense mais c’était d’oublier que le terrain était déjà préparé pour le conduire en prison. Nous avons juste été surpris de constater qu’au lieu de prononcer notre demande de renvoi juste pour préparer sa défense, le tribunal a décerné un mandat de dépôt contre lui, donc véritablement dans cette affaire, il y’a le deux poids deux mesures. Tout milite en faveur de la partie civile qui pèse lourd. Dans ce monde judiciaire nous vivons tous, quand vous êtes faibles vous ne pouvez pas échapper à la prison. Quand vous n’avez pas de moyens et de bras long vous ne pouvez pas échapper à la prison. Il a été malmené, le temps pour lui de s’adresser au juge, il a été trimballer dans la salle, pris à partie, manu militari comme un vulgaire type et conduit à la prison civile, les faits et les images sont insoutenables’’, regrette Me Salifou Béavogui.
L’artiste séjourne à la maison centrale. Son procès renvoyé au 30 juin prochain.
Ibrahima Camara
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