Les méandres d’un labyrinthe démocratique dans un présupposé pays démocratique.
Si et seulement si, chaque guinéen instruit ou pas savait sans ambages que notre système dit démocratique n’est qu’une immense mascarade, mais hélas…… les ordonnances juridiques ne sont que la partie visible de l’iceberg.
Alors Comment comprendre que dans un pays comme le nôtre, la grammaire fétichiste des textes juridiques et les principes sacro-saints de la démocratie ne sont que des composés d’esprits retors ?
Comment comprendre la surabondance démocratique dans un pays où les principes les plus élémentaires de la démocratie ont été complètement ignorés, bafoués et torpillés ? Comment comprendre le summum d’une ignorance étatique envers un peuple qui subit depuis trop longtemps les supplices cruels de ses propres égarements dans le choix de ses dirigeants, choix qui sont parfois imposés ? Comment comprendre le malaise d’un peuple qui se laisse toujours emberlificoter dans cette randonnée démocratique qui l’enfonce dans l’abîme de la misère et de l’ornière ?
À trop cogiter, l’on peut déduire que ce peuple est-il envoûté par ses dirigeants qui se moquent de lui, un peuple installé depuis très longtemps dans un fourvoiement national ? La thaumaturgie guinéenne de la politique-politicienne des élites est-elle une réalité ?
Notre pays étant dans un concentré de farces intellectuelles qui ne se soucie point de son devenir, de ses habitants et de sa jeunesse.
L’État est dans un jeu insipide qui nourrit ses propre turpitudes, le plaçant ainsi dans une situation de grande faiblesse d’où son mutisme létale face aux attentes nombreuses et languissantes des guinéens.
En dépit de toutes les péripéties et de toutes les souffrances douloureuses, qui jalonnent le parcours aussi misérable de ce peuple au bord de l’asphyxie et de la décomposition irréversible, il faut bien évidemment reconnaître qu’il est de la catégorie des peuples dont Fénelon citait dans les aventures de Télémaque « Tout peuple qui s’avère incapable de prendre conscience de son état d’être est indigne d’être compté au nombre des peuples, et tout peuple qui ne sait pas exiger à ses dirigeants d’être servi et non se servir de lui est indigne d’être gouverné ».
L’État étant hanté par les démons de la haine facile et des frustrations inutiles, se permet de continuer toujours à barboter l’argent public par ses dignitaires déchus devant un peuple qui sait consciemment qu’il souffre encore et encore à cause de l’irresponsabilité de ses mêmes dignitaires qui ont choisi la géhenne comme dernière demeure, que Dieu ne leur pardonne jamais, qu’il s’en charge aussi de régler leurs comptes pour avoir trop longtemps se servi d’un peuple qui mérite mieux, d’avoir une commodité de vie au dessus de l’espérance, si ce peuple lui même ne parvient pas à le faire.
L’analyse fine du problème guinéen permet à tout esprit crédule et bien avertit, de se poser cette question préjudicielle, la Guinée a t-elle été ignoré par Dieu et les hommes meilleurs ? Ce qui expliquerait si cela est réel sa descente habituelle aux enfers, lui décernant ainsi un Doctorat Honoris Causa pour avoir été un pays qui a tout mais qui manque de tout, elle saura sûrement avoir au moins honte avec ce titre honorifique immérité. Un État qui va trop loin dans sa mauvaise gouvernance en faisant de ce « machin » omettre le peuple, un outil d’arrogance et d’accumulation de promesses fallacieuses et farfelues, il construit après tout une usine de violences pour transporter son peuple dans un cimetière l’appartenant, cimetière réservé à ceux qui ne veulent pas accepter sa façon merdique et méphistophélique de gouverner, pernicieuse aussi, cimetière regroupant ceux qui avaient déjà pris conscience de leur état de misérabilisme trop poussé et traumatisant.
Un État qui n’applique la loi que si vous n’êtes pas de son camp, sapant les principes républicains et les textes juridiques dans leur applicabilité par l’inertie du droit et pour le droit inerte avec le seul but de se protéger de la loi c’est tout simplement une démission étatique volontaire. Cette faillite étatique est une punition divine consacrée à ce pays, gouvernants et gouvernés, gouvernants responsables certes, de cette faillite mais les gouvernés aussi en subissent parce qu’ils sont toujours accepté cette condition, d’accepter d’être toujours divisés, des gouvernés qui ne semblent pas être mécontents d’être assez misérables dans un pays doté d’immenses ressources minières.
Que les dirigeants sachent que le pouvoir démocratique ce n’est pas un groupuscule de minus qui décide pour les autres ce qui est bon pour eux et les font croire que c’est leur souhait qu’ils ne font que réaliser.
Dans un État, où gouvernants et gouvernés, transportent aux bouts de leurs semelles l’ignorance et la tare se plaisant dans leur situation de récidives et tous enclin à croire que le temps et la vie les attendent.
Dirigeants, que cela cesse !
Dirigés, prenez conscience de votre état d’être ? Évitez d’être toujours compatible à la duperie étatique ?
Situation du hasard ou réalité historique ? La Guinée reste de mon humble avis un pays aux multiples paradoxes, une société nationale qui est à refaire dans tout et pour tout.
Le pari avec l’histoire, est de savoir si ce pays pourra se relever un jour ? Une question à ses habitants, la réponse dans l’avenir.
Aboubakr Guilavogui, jeune passionné des lettres et ambitieux de la Politique, Leader du mouvement de la palingénésie de l’ancien gouvernement panafricain en exil (LA FEANF).