La ville regorge plusieurs hôtels, 6 au nombre dont les plus connus est l’hôtel ‘Bibich’ ou ‘Baylone, Sandenia, Solima et Fria, dans aucun de ces hôtels n’est pratiqué ce métier. Au compte des motels, ils ne sont pas nombreux, mais actuellement le plus actif est ‘Chez Alpha’ au camp, là, les admirateurs de ce lieu ne viennent que boire des boissons.
« Même si cette pratique existe ici, nous nous ne sommes pas au courant de ça. Ici, chez Alpha, il y a longtemps que je fréquente ce lieu, mais je n’ai pas encore vu des prostituées ici. Quand même, il y a des chambres de passage en aménagement, peut être que ça va servir à cela. De toutes les façons, ce n’est pas une activité qui attire l’attention de tout le monde à Faranah. Cette pratique se passe dans des lieux économiquement épanouis, ici c’est la galère », témoigne Kalil Condé.
Alors que les hôtels ne sont pas destinés à des chambres de passage, des esprits malins préfèrent prendre toute la nuitée pour leur satisfaction.
« Ici, nous n’accueillons pas des prostituées. Les filles avec lesquelles viennent nos clients sont des filles qu’ils connaissent de près, ou des filles que nos clients étrangers rencontrent en ville. Mais nous, nous n’acceptons pas des filles qui fréquentent ce métier. Nous avons aussi des filles de chambre qui balaient et arrangent les chambres, mais nous ne les laissons pas se livrer à ces genres de choses », martèle un gérant d’un des hôtels de la ville.
La prostitution est quelque chose de très secrète. Il faut être du milieu pour déchiffrer les codes.
« Dire qu’on ne fait pas la prostitution à Faranah, c’est nier l’évidence. C’est un phénomène très difficile à cerner ici. Puisqu’à la différence des autres villes, cette activité se fait en cachette, il n’y a pas de lieu connu de tous, où on peut dire exactement que ça se passe ici. Sinon, le wassolon, chez Claude et la maison blanche sont des lieux où elle se pratique. La maison blanche, c’est là où des étudiants pratiquaient ce métier où des patrons venaient », nous a fait savoir Mohamed Condé.
Si elle se pratique à ciel ouvert dans d’autres villes, ici elle reste une pratique clandestine. D’ailleurs, la ville n’a pas de motels, le seul qui existait a été démoli. En plus, les gens ont une perception toute autre de la prostitution puisque pour eux, même travailler dans un hôtel, dans un bar par une fille est pris comme de la prostitution.
Iso Abdoul Latif