Après la condamnation de l’ancien président de la Cour constitutionnelle, Mohamed Lamine Bangoura, l’État guinéen affiche sa satisfaction. Par la voix de Me Pépé Antoine Lama, avocat de la partie représentant l’État dans cette procédure, il entend poursuivre les démarches pour assurer l’exécution de la décision rendue par la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).
La décision de la CRIEF, rendue ce mercredi 21 octobre 2026, condamne Mohamed Lamine Bangoura à sept ans d’emprisonnement et au paiement d’une amende de deux milliards de francs guinéens. La cour a également ordonné la confiscation de ses biens situés en Guinée et au Sénégal au profit de l’État guinéen.
Réagissant à ce verdict, Me Pépé Antoine Lama a exprimé la satisfaction de la partie qu’il représente, estimant que cette décision s’inscrit dans la dynamique de moralisation de la vie publique et de récupération des ressources publiques détournées.
« C’est avec grande satisfaction que l’État guinéen, représenté par l’agent judiciaire que nous avons représenté dans cette procédure, accueille cette décision. Cette décision vient conforter la République de Guinée dans sa démarche noble, dynamique de moralisation de la vie publique, dans sa démarche de recouvrement des avoirs de l’État qui ont été détournés, dilapidés. Par cette décision, il a été acté qu’on ne doit pas jouer avec les ressources publiques, on doit jouer de la transparence quand on a la responsabilité de gérer les ressources publiques. L’État guinéen a bénéficié de la confiscation des biens des prévenus. Nous allons les jours à venir entreprendre les démarches pour que cette décision soit effective dans son exécution. Ce n’est que le début du commencement, les poursuites vont continuer et nous espérons aller au bout de notre effort », a-t-il affirmé.
Pour l’avocat, cette décision judiciaire constitue également une réponse au préjudice subi par l’État guinéen dans cette affaire liée à la gestion des ressources publiques au sein de l’ancienne Cour constitutionnelle.
« L’État guinéen est satisfait de cette décision qui vient réparer un préjudice immense qui a été causé par la dilapidation des ressources publiques au sein de la défunte Cour constitutionnelle », a-t-il indiqué.
Au-delà des peines prononcées, la confiscation des biens constitue ainsi un enjeu majeur pour la partie représentant l’État, qui entend engager les démarches nécessaires afin de concrétiser les mesures ordonnées par la cour.
Interrogé sur la possibilité que l’ancien président de la Cour constitutionnelle conteste la décision, Me Pépé Antoine Lama a rappelé que les parties disposent du droit d’exercer les voies de recours prévues par la loi. Il a toutefois assuré que l’État guinéen était prêt à défendre le verdict devant une juridiction d’appel, si nécessaire.
« C’est le droit le plus absolu pour toutes les parties d’exercer les recours si elles ne sont pas satisfaites. En tout cas, nous, État guinéen, nous sommes satisfaits de cette décision, et si le prévenu relève appel, nous serons là devant lui en appel pour démontrer le bien-fondé à nouveau de cette décision qui, pour nous, a été rendue conformément à la loi », a-t-il précisé.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.

