C’est le grand compte à rebours avant le lancement officiel du concours national de recrutement de 6 000 enseignants, prévu ce samedi 17 octobre 2026 sur toute l’étendue du territoire national. Dans la région administrative de N’Zérékoré, les autorités administratives affichent sérénité et détermination.
Dans un entretien accordé à notre correspondant régional, l’inspecteur régional de l’administration publique assure que toutes les dispositions matérielles, sécuritaires et logistiques sont fin prêtes pour accueillir les candidats.
5 068 candidats répartis dans 8 centres sécurisés
À la veille de cette échéance cruciale pour le système éducatif guinéen, les préparatifs ont été minutieusement orchestrés. Interrogé ce vendredi 16 octobre 2026, l’inspecteur régional par intérim de l’administration publique, Mory Sagno, a dressé un bilan rassurant de la situation.
Pour cette première phase dans la région, ce sont exactement 5 068 candidats qui sont attendus. Pour veiller à la bonne tenue des épreuves, 8 centres ont été sélectionnés et préparés en conséquence.
Insistant sur la rigueur de l’organisation, Mory Sagno a mis en avant le dispositif sécuritaire strict mis en place en collaboration avec les autorités locales.
« On s’est convenu avec M. le gouverneur de mettre un policier, un gendarme dans l’enceinte des centres de concours et un policier, un gendarme à la porte pour la sécurisation du processus. Donc, en ce qui concerne les préparatifs, nous vous dirons que les préparatifs, il n’y a pas de faille », a-t-il affirmé.
Cette sécurisation est d’autant plus garantie que le choix des établissements s’est porté exclusivement sur des structures dotées d’enceintes fermées, éliminant ainsi tout risque d’intrusion ou de perturbation extérieure.
Un programme présidentiel salué et un appel au sérieux
S’adressant directement aux postulants, l’inspecteur a rappelé l’importance de cette opportunité voulue au plus haut sommet de l’État pour combler le déficit de personnel dans les écoles, fraîchement rouvertes à l’occasion de la rentrée scolaire. Il a ainsi exhorté les candidats à aborder l’examen dans le calme et le respect des règles.
« C’est une opportunité pour les candidats, qu’ils doivent saisir, puisque ce programme est un programme présidentiel. […] Ces candidats ne peuvent que se réjouir et d’être prompt, sérieux et de ne pas se faire de soucis, d’aller dans les règles de l’art composer sans trouver de problème avec les surveillants et consorts », a-t-il lancé.
Fini les tracasseries d’affectation
Autre innovation de taille soulignée par l’inspection : la gestion en amont des affectations. Contrairement aux pratiques habituelles qui génèrent souvent des blocages administratifs après les résultats, ce concours intègre directement la destination géographique et la discipline de chaque enseignant.
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« La DPE aura moins de problèmes pour dire qu’il faut faire une mutation ou une affectation. L’arrêté sort avec tout ça et le candidat est admis avec tout ça », a précisé Mory Sagno.
En conclusion, l’inspecteur a adressé ses remerciements au gouvernement, et en particulier au ministère de la Fonction publique, pour cet accompagnement de la refondation, tout en émettant le vœu de voir ce programme pérennisé pour offrir des perspectives professionnelles aux milliers de diplômés en quête d’emploi.
Depuis N’Zérékoré, JOB BEAVOGUI, pour Lerevelateur224.com.
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