La nomination de nouveaux responsables aux ministères de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale, ainsi que de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, se fait toujours attendre.
Plus de sept semaines après le départ de Mory Condé et de Mourana Soumah, ces deux départements continuent de fonctionner sous la responsabilité intérimaire de leurs secrétaires généraux respectifs, Ramatoulaye Camara et Souleymane Bah.
Cette situation soulève de nombreuses interrogations dans l’opinion publique guinéenne. Alors que les activités administratives se poursuivent, l’absence de nouveaux ministres alimente les débats sur les intentions des autorités, les priorités du pouvoir exécutif et le calendrier des prochaines nominations.

Au sommet de l’État, aucune explication officielle connue ne permet, pour l’heure, de comprendre les raisons précises de ce délai.
Deux portefeuilles importants toujours sans titulaires
Le départ de Mory Condé et de Mourana Soumah, annoncé par décret présidentiel le 21 août 2026, a ouvert une période d’attente dont l’issue reste incertaine.
Pour assurer le fonctionnement des deux départements, les secrétaires généraux ont été chargés de gérer les affaires courantes. Cette disposition permet de maintenir les services administratifs et de poursuivre le traitement des dossiers en cours.
Cependant, la gestion quotidienne d’un ministère ne se confond pas avec la conduite politique de celui-ci. Certaines orientations stratégiques, les arbitrages majeurs et les décisions nécessitant une impulsion ministérielle peuvent appeler l’intervention d’un responsable disposant des prérogatives correspondantes.
Au ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale, les enjeux concernent notamment l’insertion professionnelle, le dialogue entre partenaires sociaux et la protection des travailleurs. Au ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, les défis touchent à la politique de communication publique, à la transformation numérique et au développement de l’innovation.
Dans ces conditions, la désignation de nouveaux responsables constitue un enjeu de gouvernance qui dépasse la simple question des nominations.
Pourquoi les successeurs tardent-ils à être désignés ?
C’est la principale interrogation qui anime les discussions. Pourquoi le président de la République, Mamadi Doumbouya, n’a-t-il pas encore procédé au remplacement des deux anciens ministres ?
En l’absence de communication officielle, plusieurs pistes peuvent être envisagées. Elles restent toutefois des hypothèses qui ne permettent pas, à elles seules, d’établir les motivations réelles des autorités.
Des arbitrages autour du choix des futurs ministres
La sélection des membres d’un gouvernement suppose de prendre en compte les compétences, l’expérience professionnelle et la capacité des candidats à mettre en œuvre les orientations de l’exécutif.
Il est donc possible que des consultations ou des arbitrages soient nécessaires avant la désignation des prochains responsables. Néanmoins, aucun élément public confirmé ne permet d’affirmer que le retard actuel résulte précisément d’un processus de sélection plus long.
Mamadouba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.

