À Djidjanfara, dans le district de Fifa, relevant de la sous-préfecture de Didi, préfecture de Kintinian, l’état de la route reliant la localité à Siguiri constitue une préoccupation majeure pour les habitants. Sur environ 105 kilomètres, le tronçon devient particulièrement difficile, voire impraticable, pendant la saison des pluies.

Situé à près de 105 kilomètres du centre-ville de Siguiri, Djidjanfara reste confronté à d’importantes difficultés de mobilité en raison de la dégradation avancée de son principal axe routier.
Selon les habitants, cette situation affecte fortement leurs déplacements quotidiens, l’évacuation des malades, le transport des marchandises ainsi que l’approvisionnement de la localité en produits de première nécessité.

Pour Mamadi Keita, trésorier du bureau de secteur de Djidjanfara, les difficultés deviennent particulièrement préoccupantes pendant la période des grandes pluies.

« On n’a pas de route. Pendant les grandes pluies, Djidjanfara se coupe du reste de Siguiri. Il y a environ 105 kilomètres entre Siguiri et Djidjanfara, mais la route praticable se limite à Kamatikia, à une trentaine de kilomètres. Tout le reste est en très mauvais état. La partie située entre Mankiti et Djidjanfara est surtout impraticable. Si l’État pouvait penser à cette route, cela soulagerait des milliers de personnes. Vous avez vous-mêmes constaté l’état de la route en venant ici », a-t-il expliqué.
Un obstacle à l’accès aux soins
La dégradation de cet axe routier ne se limite pas aux difficultés de déplacement. Elle complique également l’accès aux soins de santé, notamment pour les femmes enceintes et les personnes nécessitant une évacuation urgente vers Fifa ou Siguiri.
Gnalé Kourouma, résidente de Djidjanfara, décrit les difficultés auxquelles sont confrontées les populations.
« Quand le travail d’une femme enceinte commence ici, pour l’envoyer à Fifa ou à Siguiri, c’est tout à fait un problème. Quand tu achètes des marchandises à Siguiri pour les envoyer à Djidjanfara, elles risquent de pourrir avant ton arrivée tellement la route est mauvaise », déplore-t-elle.

La résidente évoque également les conséquences de cette situation sur l’approvisionnement de la localité en denrées alimentaires.

« Il y a une année où nous ne trouvions presque plus de nourriture ici parce que les véhicules ne pouvaient plus venir. À cette période, c’est la pirogue qui transportait notre riz », raconte-t-elle.
Les populations interpellent les autorités
Face à cette situation, les habitants de Djidjanfara sollicitent l’intervention des autorités afin de réhabiliter durablement le tronçon reliant leur localité à Siguiri.

Pour les populations, l’amélioration de cette route permettrait non seulement de faciliter la circulation des personnes et des biens, mais également de renforcer l’accès aux soins de santé, de sécuriser l’approvisionnement en produits de première nécessité et de soutenir les activités économiques locales.
Depuis Siguiri, Ibrahima Faraba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.

