Le président de la République de Guinée, Mamadi Doumbouya, a pris la parole ce mercredi 23 septembre 2026 à la tribune de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies. Face aux dirigeants du monde, le chef de l’État a défendu une vision du développement fondée sur la souveraineté nationale, l’adaptation des modèles de gouvernance aux réalités africaines et la transformation des ressources du continent.
Trois ans après son précédent passage à la tribune de l’ONU, Mamadi Doumbouya affirme revenir avec « un esprit différent ». Selon lui, il ne s’agit plus seulement de dénoncer les limites des modèles importés, mais de présenter les résultats que la Guinée dit avoir obtenus depuis plusieurs années.
Au cœur de son intervention, le président guinéen a notamment défendu l’idée que les États africains doivent pouvoir construire leurs propres modèles de gouvernance, en tenant compte de leur histoire, de leurs réalités sociales et de leurs spécificités culturelles.
« Lorsque les modèles de gouvernance sont adaptés aux réalités historiques, sociales et culturelles de chaque nation, plutôt qu’importés sans discernement, le développement s’accélère », a-t-il déclaré.
Une Guinée présentée comme en pleine transformation
Pour étayer son propos, Mamadi Doumbouya a dressé un bilan des réalisations qu’il attribue à son régime. Il a notamment cité plus de 1 000 kilomètres de routes bitumées, la réalisation du mégaprojet Simandou, la construction d’écoles et d’hôpitaux ainsi que plusieurs projets industriels.
Le chef de l’État a également évoqué la construction de trois raffineries d’alumine, la réalisation annoncée de la plus grande raffinerie d’or d’Afrique en capacité de production et le programme Simandou 2040, présenté comme un cadre de développement socio-économique sur les quinze prochaines années.
Selon lui, Simandou 2040 doit dépasser le seul secteur minier et servir de levier à la transformation de l’agriculture, de l’énergie, des infrastructures, de l’éducation, de la santé et de l’industrie.
La jeunesse au cœur du projet
Autre axe majeur du discours : la jeunesse. Mamadi Doumbouya a présenté cette dernière comme la « plus grande richesse » de la Guinée.
Il a notamment cité Simandou Academy, une initiative destinée, selon son discours, à renforcer la formation des jeunes en fonction des besoins du marché du travail, tout en favorisant l’emploi et l’entrepreneuriat.
« La Guinée avance »
Sur le plan institutionnel, le président guinéen a également affirmé que le pays s’est doté d’une nouvelle Constitution et a organisé son cycle électoral, en affirmant que ces opérations ont été financées intégralement par le Trésor guinéen.
Il a assuré que les différents scrutins organisés sur le territoire n’avaient pas connu « d’incident significatif » de la part des acteurs du processus électoral.
Dans son plaidoyer, le chef de l’État a par ailleurs appelé à un renouvellement des relations entre l’Afrique et ses partenaires internationaux. Il dit privilégier un partenariat fondé sur la souveraineté, le respect mutuel et la co-construction, plutôt que sur des modèles préétablis.
« La République de Guinée reste et restera un partenaire fiable, ouvert et engagé envers l’ensemble de la communauté internationale », a-t-il assuré.
En conclusion, Mamadi Doumbouya a résumé sa vision en une formule : « La République de Guinée avance. Elle avance avec ses propres moyens, sur la base de ses propres choix, au service de son propre peuple. »
Cette intervention s’inscrit dans le débat général de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies, dont le thème est « Restaurer la confiance, gérer la transformation : une Organisation des Nations Unies au service de tous ».
Mohamed FOFANA et Gnama KABA, pour Lerevelateur224.com.

