Dans le cadre du processus de moralisation et d’assainissement de la fonction publique guinéenne, le ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, Faya François BOUROUNO, vient de publier une importante note circulaire.

Signé le 8 septembre 2026 à Conakry, ce document officiel fixe un cadre strict concernant la délivrance des attestations de service au sein de l’appareil administratif.
Un constat d’irrégularités dans les services
Cette prise de décision fait suite à des dérives constatées dans la gestion administrative des agents. L’objet de la circulaire porte expressément sur l’« Interdiction de délivrer des attestations de service aux agents non effectivement présents à leur poste ».
Le ministère explique le contexte de cette mesure. « Dans le cadre de l’assainissement et de la fiabilisation du fichier des agents de l’État, il est constaté que certaines attestations de service sont délivrées à des fonctionnaires qui ne sont pas effectivement présents à leur poste de travail, notamment à des agents en situation d’absence irrégulière ou d’abandon de poste », indique ladite note.
Une interdiction ferme et sans équivoque
Pour faire cesser ces pratiques, la directive ministérielle rappelle à l’ordre l’ensemble des chefs de service et responsables hiérarchiques.
« En conséquence, il est formellement interdit à tout chef de service ou responsable hiérarchique de délivrer ou de signer une attestation de service en faveur d’un agent qui n’exerce pas effectivement ses fonctions dans le service concerné, » précise la note.
La circulaire insiste sur le fait que « toute attestation de service doit correspondre à une situation administrative réelle, actuelle et dûment vérifiée. »
Il est également précisé qu’« il est notamment interdit d’établir une attestation de service au profit d’un agent absent ou en abandon de poste dans le but de lui permettre de régulariser indûment sa situation administrative. »
Responsabilités directes et sanctions encourues
Le ministre tape du poing sur la table quant aux conséquences pour les responsables hiérarchiques qui contreviendraient à ces dispositions.
« Tout chef de service qui délivrerait sciemment une attestation ne correspondant pas à la réalité engage personnellement sa responsabilité administrative et disciplinaire et s’expose aux sanctions prévues par les textes en vigueur, sans préjudice de toute autre responsabilité pouvant être engagée », avertit le chef.
Appel à la vérification rigoureuse
En conclusion, la note circulaire invite l’ensemble du commandement administratif à la plus grande vigilance.
« En conséquence, les chefs de service et responsables hiérarchiques sont invités à procéder à toutes les vérifications nécessaires avant la délivrance de toute attestation de présence ou de service. Les responsables des administrations publiques sont chargés de veiller à l’application stricte de la présente instruction, » a martelé la note.
Par cette mise en garde directe, le Ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique entend assainir définitivement le fichier des effectifs de l’État et renforcer la rigueur administrative.
Mamadouba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
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