À Boké, les vacances scolaires ne sont pas synonymes de repos pour tous les enfants. Dans plusieurs marchés de la commune urbaine, certains élèves profitent de cette période pour s’adonner au petit commerce. Une activité qui leur permet de contribuer aux dépenses familiales, mais aussi de préparer leur prochaine rentrée scolaire, rapporte notre correspondant régional.

Au marché 400 Bâtiments, cahiers, sacs, livres, vêtements, citrons, condiments et autres articles sont proposés par ces jeunes vendeurs. Pour certains, ces activités constituent un moyen d’aider leurs parents, notamment face aux difficultés économiques que rencontrent plusieurs familles.

Ousmane Coumbassa élève en 5ᵉ année à l’école primaire GLC de Boké, vend des sacs, des cahiers et des livres. Selon lui, l’objectif est de réunir quelques revenus avant la rentrée afin de soulager ses parents dans l’achat des fournitures scolaires.

« Je vends des sacs, des cahiers et des livres pour chercher un peu d’argent d’ici l’ouverture afin d’aider mes parents à acheter certaines choses. Quand je vends, c’est ma mère qui garde l’argent pour moi. Mais le travail est difficile », explique l’écolier.
Non loin de là, Ibrahima Diallo arpente les allées du marché, une bassine de citrons sur la tête. Comme Ousmane, il dit vouloir apporter son soutien à sa famille tout en se préparant pour la rentrée.
« Mes parents n’ont pas beaucoup de moyens, c’est pourquoi je les aide. Quand je vends ici jusqu’à 15 heures, je rentre me reposer. Le soir, je pars étudier le Coran. C’est comme ça que je fais », témoigne-t-il.

Pour Bountourabi Camara et Salimatou Coumbassa, rencontrées également dans ce marché, l’activité consiste principalement à aider leur mère dans la vente de condiments. Elles passent ainsi une partie de leurs vacances au marché, dans l’espoir que les revenus réalisés contribuent notamment à l’achat de leurs fournitures scolaires.
« Pendant ces vacances, nous passons les journées au marché ici pour aider nos parents à vendre les condiments. C’est pourquoi, à l’ouverture, ils vont nous acheter nos fournitures scolaires. Cette année, nous n’avons pas suivi les cours de révision », expliquent-elles.
À quelques semaines de la rentrée scolaire, prévue le 5 octobre prochain, ces enfants tentent donc de conjuguer activités commerciales et préparation scolaire. Une manière pour eux de participer, à leur niveau, aux charges familiales tout en espérant disposer du nécessaire pour reprendre le chemin de l’école.
Depuis Boké, Mamoudou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.

