Tension à l’Assemblée Nationale. Le Bureau Syndical de la Section Syndicale des Travailleurs de l’Administration Parlementaire USTG-CSI rejette catégoriquement la décision de « suspension » de ses activités prise par le Secrétariat Général de l’Assemblée Nationale et annonce le maintien de son congrès de renouvellement le 9 septembre prochain.



Dans un communiqué en date du 4 septembre 2026, le syndicat répond point par point au Communiqué n°004 du 31 août 2026 du Secrétaire Général de l’Assemblée Nationale.
Une immixtion patronale intolérable
Le bureau syndical dénonce une « tentative flagrante d’immixtion patronale dans les affaires syndicales ». Il accuse le Secrétaire Général de « méconnaissance totale des principes les plus élémentaires du droit social et du droit du travail ».
« En droit social, l’employeur fût-il le Secrétaire Général de l’Assemblée nationale n’a absolument aucun pouvoir disciplinaire, administratif ou juridique pour suspendre, dissoudre ou révoquer une organisation syndicale ou son bureau », écrit le syndicat.
S’appuyant sur les Conventions n°87 et n°98 de l’OIT ratifiées par la Guinée, l’USTAP parle d’une « atteinte intolérable à la liberté syndicale » et d’un « pseudo cadre provisoire de concertation » mis en place à la convenance de l’administration.
Le syndicat dénonce une « incohérence administrative »
Le bureau revient aussi sur l’argument de l’expiration du mandat depuis 2024. Pour lui, cet argument « s’effondre sous le poids de vos propres actes ». Le syndicat rappelle avoir été « sollicité, convoqué et fait appel à de multiples reprises entre 2025 et 2026 » pour des séances de dialogue social, aboutissant à la signature du statut particulier du personnel parlementaire.
« Déclarer aujourd’hui que ce bureau n’a aucune légitimité, après vous être appuyé sur lui pendant plus de deux ans… démontre une incohérence administrative grotesque », fustige le communiqué.
Le syndicat accuse également le Secrétaire Général de « militantisme politique débridé » lors des dernières législatives, en réponse aux accusations de « politisation ».
Congrès maintenu et saisine de la justice
Malgré la contestation, l’USTAP maintient son cap.
« Le congrès de renouvellement du bureau se tiendra comme prévu le 9 septembre 2026 dans la salle du 28 Septembre », conformément au courrier officiel adressé aux autorités le 31 août 2026.

Avant cette date, le bureau annonce qu’il va « adresser un courrier officiel aux autorités judiciaires pour les prendre à témoin contre toute tentative ou initiative de sabotage ».
« Nous ne reconnaissons aucune suspension. Nous ne renonçons à aucun de nos droits. Nous maintenons le Congrès du 9 septembre 2026. Et nous saisirons la justice contre toute tentative d’entrave », conclut le bureau syndical signé par le Secrétaire Général, Souleymane Ismaël Gassim KALISSA.
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