L’étau s’est définitivement refermé sur l’ancien avocat général près la Cour suprême. Ce vendredi soir, à travers un décret lu à la télévision nationale (RTG), le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, a officiellement radié le magistrat Algassimou Diallo des effectifs de la justice guinéenne, assortissant cette décision d’une lourde sanction honorifique.
La sanction suprême après l’avis du Conseil supérieur de la magistrature
La suspension administrative et l’interdiction de sortie du territoire, survenues plus tôt cette semaine, n’étaient que les prémices d’une disgrâce totale. Le couperet est finalement tombé. Après avoir recueilli l’avis du Conseil supérieur de la magistrature, l’organe disciplinaire habilité à statuer sur les fautes lourdes des juges, le Chef de l’État a tranché de manière irrévocable.
Algassimou Diallo est désormais déchu de ses fonctions d’avocat général près la Cour suprême et rayé de la fonction publique judiciaire. Cette radiation marque le point culminant d’un dossier géré avec une grande fermeté par l’exécutif, dont les motifs de fond font actuellement l’objet d’investigations.
Une déchéance à la fois professionnelle et symbolique
Outre la perte de son statut et de son emploi, le décret présidentiel frappe Algassimou Diallo dans son honneur. Le Général Mamadi Doumbouya a en effet ordonné le retrait immédiat de son titre de l’Ordre national du mérite.
Cette distinction, qui vient récompenser les services éminents rendus à la Nation, lui est formellement retirée. Cette double sanction (disciplinaire et honorifique) illustre la tolérance zéro prônée par les autorités de la Transition. Elle fait écho aux récents propos du porte-parole de la Présidence, le Général Amara Camara, qui rappelait qu’au sein d’un État fort, « quiconque mérite une sanction sera sanctionné », quel que soit son rang.
Alpha.

