L’unique affaire inscrite au rôle de l’audience correctionnelle du Tribunal de Première Instance de Kissidougou ce jeudi 20 août 2026, concernait le fameux dossier du citoyen Sayon Camara. Il est poursuivi par le parquet dudit Tribunal pour usurpation de titre et diffamation contre Paul Moussa Diawara, directeur de campagne de la GMD à Kissidougou, au compte du triple scrutin du 31 mai dernier.
Au cours de cette première séance, le Tribunal a donné tout d’abord la parole au prévenu Sayon Camara qui,dans ses déclarations, a nié en bloc les faits qui lui sont reprochés avant de revenir longuement sur tout ce qu’il a consenti comme effort pour le succès de la GMD dans sa circonscription.
Se défendant à la barre sur la charge relative à l’usurpation de titre,le prévenu s’est décrit lui-même comme étant une victime politique de la GMD dans la mesure où les promesses tenues en sa faveur, n’auraient pas été respecté par les responsables locaux dudit mouvement politique.
Quant à la charge liée à la diffamation, Sayon Camara a soutenu à la barre que ses propos avaient fait l’objet d’une extrapolation de la part du journaliste du média auquel il avait accordé une intervention. Il a surtout insisté sur le fait qu’il n’avait jamais parlé de détournement visant Paul Moussa Diawara, mais plutôt, il reconnaissait quand même avoir retracé la façon dont une partie des fonds destinés à la campagne a été retenue.
Lors de la suite des débats, le prévenu a été durement confronté aux questions du procureur Moïse Bangoura. Lors de cette phase des débats, le représentant du Ministère public a balayé d’un revers de la main, tous les documents fournis par le prévenu, qualifiant ces documents de « simples papiers volants sans aucune base juridique ».
L’autre temps dur pour le prévenu lors de cette première audience, c’était son face à face tendu avec les deux avocats de la partie civile qui ont brandi un document comportant le montant total sur lequel le prévenu a reconnu avoir apposé sa signature.
À la suite de de ces débats contradictoires, le président du Tribunal a sollicité la comparution de Bangaly Traoré, représentant de Paul Moussa Diawara. Ce dernier étant absent de la salle, le juge Mohamed Sylla a décidé de renvoyer cette affaire au lundi 24 août 2026 pour comparution de la partie civile.
Enfin, la première victoire dans ce procès a été décrochée par les avocats de la partie civile qui ont réussi à obtenir le maintien du prévenu en prison alors que ce dernier avait soumis au Tribunal une demande de mise en liberté.
En attendant la suite de ce procès, Sayon Camara va poursuivre son séjour à la maison d’arrêt et de correction de Kissidougou.
Nous y reviendrons !
Depuis Kissidougou, Ousmane Nino SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
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