Après la condamnation de l’activiste Abdourahmane Bella Bah par le TPI de Dixinn, les réactions se poursuivent dans la société civile guinéenne. Amadou Barry, président de la plateforme nationale de l’Union citoyenne pour l’émergence de la Guinée (UCEG), salue une décision qu’il juge conforme à la loi, tout en appelant les acteurs des réseaux sociaux à davantage de responsabilité.
Pour Amadou Barry, le verdict rendu par le Tribunal de première instance de Dixinn constitue avant tout une illustration de la primauté de la loi.
« Nous pensons que c’est un verdict qui est normal parce que cela démontre que force doit rester à la loi », a-t-il déclaré.
Le responsable de la société civile rappelle également l’implication de sa plateforme dans cette affaire. Selon lui, des démarches ont été entreprises auprès du Premier Imam de la Grande Mosquée de Conakry, afin de favoriser l’apaisement et le pardon en faveur de Bella Bah.
Il estime que la peine prononcée par le tribunal reste relativement mesurée au regard des réquisitions du parquet.
« Nous pouvons dire que c’est une sentence allégée », a souligné Amadou Barry.
Au-delà du cas Bella Bah, le président de l’UCEG estime que cette affaire doit servir de leçon aux activistes, acteurs de la société civile et leaders d’opinion.
Selon lui, si la liberté d’expression permet à chacun de s’exprimer, son exercice doit néanmoins se faire dans le respect des lois.
Amadou Barry invite ainsi les utilisateurs des réseaux sociaux à mettre davantage ces outils au service de la paix, de la sensibilisation et de la citoyenneté.
« Nous devons utiliser les outils de communication, les réseaux sociaux pour sensibiliser les compatriotes sur la paix, le respect des lois et aussi en faisant des propositions concrètes qui peuvent améliorer la gouvernance de notre pays », a-t-il plaidé.
Pour cet acteur de la société civile, l’affaire Bella Bah devrait donc dépasser le cadre d’une simple procédure judiciaire et contribuer à renforcer la culture citoyenne et la responsabilité dans l’usage des réseaux sociaux en Guinée.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.

