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Éducation : la session de rattrapage du baccalauréat unique 2026 lancée à Coléah

20 août 2026

Quelques semaines après la publication officielle des résultats du baccalauréat unique 2026, les candidats retenus pour une session de rattrapage ont entamé, ce mercredi 20 août, les épreuves sur l’ensemble du territoire national. Dans la commune de Matam, c’est au lycée-collège de Coléah que les épreuves ont été officiellement lancées par le secrétaire général du ministère de l’Enseignement pré-universitaire et de la Formation professionnelle.

Au total, près de 20 000 candidats sont concernés par cette session de rattrapage sur l’ensemble du territoire national. Des centres ont été retenus dans les différentes communes et préfectures afin de permettre aux candidats de composer dans des conditions appropriées.

Cette session de rattrapage qui constitue une première dans l’histoire du système éducatif guinéen, offre une nouvelle opportunité aux candidats ayant échoué de peu lors de la session ordinaire du baccalauréat.

Selon le secrétaire général du ministère, cette initiative vise à permettre aux candidats concernés de bénéficier d’une seconde chance afin de décrocher le baccalauréat de l’enseignement général.

« Nous venons de lancer officiellement la session de rattrapage 2026 du baccalauréat. C’est une première en République de Guinée dans notre système éducatif », a déclaré Julien Bongono.

Pour les autorités éducatives, les candidats retenus pour cette session disposent du niveau requis, mais n’ont pas pu atteindre la moyenne lors de la première session pour diverses raisons.

« Ce sont des candidats qui sont présents, des candidats qui ont le niveau, mais malheureusement pour diverses raisons, ils n’ont pas pu avoir la moyenne à la première session », a-t-il ajouté.

Au nom de la ministre en charge de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, le secrétaire général a invité les candidats à avoir confiance en eux et à saisir cette opportunité.

« S’ils sont là aujourd’hui, c’est parce qu’ils ont le niveau requis et que les règles du baccalauréat leur permettent de se présenter à cette session. Ils doivent avoir confiance en eux et profiter de cette deuxième chance qui leur est offerte », a-t-il souligné.

Par ailleurs, l’une des principales préoccupations des candidats concernait la valeur du diplôme qui sera délivré après cette session de rattrapage. Les autorités ont tenu à rassurer les élèves.

« Le baccalauréat obtenu à l’issue de cette session aura la même valeur que celui obtenu lors de la session ordinaire.  Les candidats admis pourront ainsi accéder à l’enseignement supérieur et bénéficier des mêmes possibilités d’orientation que les autres bacheliers», a-t-il déclaré.

Pour Kanté Mariam, élève au Groupe scolaire Hadja M’Balou, cette session représente une occasion importante de réaliser son ambition d’obtenir le baccalauréat.

« J’ai passé le bac l’année dernière, mais je n’ai malheureusement pas été admise. Cette année, Dieu merci, j’ai eu la possibilité de participer à la session de rattrapage. Je me suis donc dit que je devais tenter ma chance », explique-t-elle.

Poursuivant, elle invite également les autres candidats concernés à ne pas renoncer à cette opportunité.

« Plusieurs élèves refusent de participer à cette session de rattrapage. Pourtant, on ne sait jamais où se trouve la chance. Chacun a son destin dans la vie, mais il faut toujours tenter sa chance », lance-t-elle.

Pour Kanté Mariam, l’assurance que le diplôme de rattrapage aura la même valeur que celui de la session normale constitue également une source de motivation.

« Il n’y aura pas de différence entre les diplômes. Nous pourrons être orientés vers les universités publiques ou, si nous le souhaitons et si nous en avons les moyens, poursuivre nos études dans une université privée », souligne-t-elle.

Gnama KABA, pour Lerevelateur224.com.

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