Quelques semaines après la publication des résultats du baccalauréat unique (session 2025-2026), le ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, organise une session de rattrapage. Prévue pour ce jeudi 20 août 2026, elle offre une seconde chance inespérée aux candidats ayant obtenu une moyenne supérieure à 8/20 dans certaines matières de base.

À quelques heures du début des épreuves, le stress laisse place à la motivation chez les candidats de la région.
La promesse de l’université : un moteur de motivation
Pour de nombreux candidats, l’enjeu principal de ce rattrapage résidait dans la nature de l’orientation post-bac. L’assurance donnée par les autorités d’un accès aux institutions d’enseignement supérieur a relancé l’enthousiasme de ceux qui hésitaient à se présenter.
C’est le cas de Bintou Diaby, issue de l’option Sciences expérimentales, qui se prépare à repasser ses bêtes noires.

« Les matières que je dois reprendre sont le français et les mathématiques. C’est au niveau de ces deux matières que j’ai trébuché, avec un 9 en français et un 5 en mathématiques. Aujourd’hui, je me sens prête mentalement, physiquement et moralement.
Ce qui me réjouit également, c’est de savoir qu’une fois admise, je pourrai être orientée à l’université comme mes amis de la première session. Beaucoup avaient abandonné l’idée de participer, pensant qu’ils seraient orientés vers des écoles professionnelles. Avec la décision du ministre de nous permettre d’accéder à l’université, certains ont finalement décidé de tenter à nouveau leur chance », a-t-elle déclaré.
Auto-formation et confiance en soi
Malgré le délai très court pour se remettre à niveau, certains candidats ont opté pour une préparation autonome, loin des groupes de révision classiques, avec un moral d’acier.
Cécé Élie Maomou, passé tout près de la réussite lors de la première session avec une moyenne générale de 9,888/20, doit repasser l’anglais et le français. Il voit ce rattrapage comme une aubaine à ne pas gâcher.

« En toute sincérité, je me sens prêt. Je n’ai pas participé aux séances de révision organisées dans les lieux prévus à cet effet, mais je révisais à la maison. Je reprenais les exercices et les propositions faites à l’école, une sorte d’autoformation.
À mes frères et sœurs concernés par cette session, je demande de prendre courage et de ne surtout pas abandonner. Nous avons déjà un pied à l’université et l’autre derrière. Il faut saisir cette opportunité et donner le meilleur de nous-mêmes », s’est-il montré confiant.
Depuis Labé, Mamadou Aliou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.

