L’apparition récente de fissures sur plusieurs bâtiments situés dans le périmètre du stade Général Lansana Conté de Nongo a suscité une vive inquiétude au sein de la population guinéenne. Face à ces craintes légitimes, le ministre des Sports, Cellou Baldé, a profité de sa conférence de presse de ce lundi 16 août 2026, pour faire le point sur la situation. Il assure que l’infrastructure sportive n’est pour l’instant pas menacée et annonce le déploiement d’une commission d’experts.
Aucun impact immédiat sur le stade, les travaux maintenus
D’emblée, le ministre s’est voulu catégorique quant à l’état actuel de la plus grande enceinte sportive du pays. Selon lui, aucune dégradation liée à ce phénomène géologique ou structurel n’a été observée sur le bâtiment principal ou sur la pelouse en cours d’installation.
Pour Cellou Baldé, le maintien des chantiers est la preuve que la zone du stade reste sécurisée.

« Pour l’instant, au stade où nous en sommes ici, avec le bâtiment et la pelouse, nous ne sommes pas impactés. Sinon, nous ne prendrions pas le risque de poursuivre les travaux. Si le stade était impacté, nous aurions déjà fait une communication officielle à l’endroit du peuple de Guinée pour l’informer de la situation et décider de l’arrêt ou de la fermeture du chantier », a-t-il déclaré.
Une commission interministérielle et scientifique à pied d’œuvre
Afin d’évaluer l’étendue du phénomène affectant le voisinage du stade et d’anticiper tout risque potentiel, le gouvernement a immédiatement réagi. Le ministre a confirmé qu’une évaluation technique pointue est actuellement en cours dans la zone de Nongo.
« Une commission interministérielle est à pied d’œuvre pour mener les investigations nécessaires. Au cas où des risques seraient identifiés, ce comité, qui comprend aussi des scientifiques, pourrait nous alerter afin que les dispositions nécessaires soient prises », a-t-il affirmé.
Protéger un investissement colossal
La préservation de cette infrastructure est d’autant plus cruciale qu’elle représente un gouffre financier pour l’État, qui redouble d’efforts pour obtenir son homologation définitive par la Confédération Africaine de Football (CAF).
« L’enjeu pour nous tous est clair : après avoir investi des milliards de francs guinéens ici, il faut que le stade soit à l’abri des dégâts naturels », a conclu le chef du département des Sports.
Alpha Madiou BAH.

