Comme à l’accoutumée, les fidèles catholiques sont appelés, ce samedi, à la célébration de la fête du 15 août. À l’orée de cette journée commémorative, spéciale pour l’Église catholique, notre correspondant est allé à la rencontre du Père Joseph Tamba Tolno, curé de la paroisse Saint-Augustin de Samoé. Interrogé sur la signification de cette fête et sur le rôle des fidèles avant, pendant et après les célébrations, le curé est revenu sur la genèse de la date du 15 août.
Dans son exposé, le chef religieux a tenu à rappeler que l’Assomption fait partie des grandes fêtes mariales.
Selon lui, tout est parti du moment où les fidèles chrétiens se sont interrogés sur la fin de la vie terrestre de la Vierge Marie. Malgré l’absence de traces écrites explicites dans les Écritures, les chrétiens, éclairés par la foi, ont cherché à comprendre ce dénouement.
« Ils se sont basés sur ce dogme proclamé en 1950, selon lequel la Vierge Marie, à la fin de sa vie terrestre, a été élevée au ciel. Elle a bénéficié d’une grâce spéciale », rappelle le Père Tolno.
Cette solennité est étroitement liée à un autre dogme marial : l’Immaculée Conception. Cette vérité de foi établit que Marie a été conçue sans le péché originel, rejetant ainsi l’idée de la corruption par la mort.
« Saint Paul a dit que le salaire du péché, c’est la mort », explique le curé. « Mais Marie a reçu une grâce spéciale : elle a été préservée du péché originel commis par Adam et Ève, celui-là même qui a introduit la mort dans le monde. En tant qu’être humain, Marie est bien morte selon la tradition, mais son corps n’a pas connu la corruption parce qu’elle était exempte de péché et destinée à accueillir le Fils de Dieu. C’est cela que l’Église célèbre le 15 août », a-t-il affirmé.
La différence entre Ascension et Assomption
Le responsable pastoral de la paroisse Saint-Augustin de Samoé s’est également arrêté sur la distinction fondamentale entre deux concepts souvent confondus : l’Ascension et l’Assomption.
« L’Ascension, célébrée 40 jours après Pâques, désigne le moment où Jésus monte au ciel par sa propre puissance. Dans l’Assomption, célébrée chaque 15 août, Marie ne monte pas de par elle-même : elle est élevée et portée au ciel par la grâce de Dieu », clarifie-t-il.
Un appel à la sainteté et à la paix en Guinée
Soutenant que tout acte posé entraîne une récompense — à l’image de Marie dont la fidélité a été couronnée —, le curé a adressé un message de vie spirituelle et morale aux chrétiens.
« Ce que je demande d’abord aux chrétiens, c’est de chercher à faire la volonté de Dieu et d’éviter le mal sur tous les plans. Être chrétien, c’est s’efforcer au quotidien de fuir le mal pour bénéficier de la miséricorde divine. En célébrant la Vierge Marie, nous invitons aussi nos mamans et nos sœurs à prendre soin de leur corps, car il est le temple du Saint-Esprit. On ne doit pas négliger son corps, par lequel passent souvent les tentations », a-t-il précisé.
Pour clore son intervention, le guide religieux a imploré la grâce divine pour la nation guinéenne.
« Nous prions pour la paix dans notre pays, pour la tranquillité dans notre région forestière, pour le progrès et pour un vivre-ensemble renforcé, qui reste le socle de tout développement », a-t-il conclu.
Depuis N’Zérékoré, JOB BEAVOGUI, pour lerevelateur224.com.
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