L’officialisation par le gouvernement guinéen de la demande de restitution du crâne de l’Almamy Bokar Biro Barry et de trois de ses proches, actuellement conservés en France, suscite de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique et de la société civile.
Pour le juriste Sayon Mara, cette initiative des autorités de Transition constitue un acte de souveraineté indispensable pour réhabiliter la mémoire nationale et offrir une sépulture digne aux héros de la résistance anticoloniale.
« Tant que la France disposera de ces crânes, notre patrimoine commun continuera d’être couvert de honte »
Dans une note transmise à notre rédaction, Sayon Mara salue la démarche officielle engagée le 27 juillet dernier par le ministère de la Culture. Selon lui, le maintien de ces restes humains dans les collections muséales françaises perpétue une humiliation historique qu’il est impératif de faire cesser.
« La demande de restitution du crâne de l’Almamy Bokar Biro, résistant guinéen, et de trois de ses proches à la France, formulée par les autorités guinéennes, est une démarche à saluer et à encourager. Elle permettra à notre pays, la Guinée, d’enterrer dignement ce digne fils et ses trois proches, tombés en braves, les armes à la main, en défendant notre dignité.
Tant que la France disposera de ces crânes, notre patrimoine commun continuera d’être couvert de honte, car l’ancienne puissance coloniale les conserve tout juste pour nous humilier ou nous vexer. Nous remercions sincèrement les autorités pour cette démarche », a analysé le juriste.
Alpha.

