La détermination a eu raison de la maladie. Malgré la drépanocytose et des troubles de la vision qui ont rythmé son quotidien durant toute l’année scolaire, Pauline Max Bimou a brillamment décroché la 8ᵉ place nationale en sciences expérimentales au baccalauréat unique, session 2026.
À Kankan, la famille Bimou savoure une double consécration. Alors que Pauline figure parmi les dix meilleurs candidats du pays, sa jeune sœur, Gobou Flora Bimou, s’est hissée à la première place nationale en sciences sociales. Une performance exceptionnelle qui récompense des années d’efforts et de sacrifices.
Pour Pauline, cette réussite porte avant tout la signature de leur mère, dont le soutien n’a jamais faibli.
« Notre secret, c’est notre maman. Elle a tout fait pour nous offrir les meilleures conditions d’études. En ce qui me concerne, elle s’est toujours battue pour ma santé en me procurant les médicaments dont j’avais besoin. Je souffre de drépanocytose et j’ai aussi des problèmes de vision. J’ai dû apprendre à gérer les traitements tout en poursuivant les cours, et cela m’a permis de tenir jusqu’au bout », explique-t-elle.
Née en 2007, la jeune lauréate affirme que la maladie ne l’a jamais empêchée de croire en ses capacités. Entre les consultations médicales et les révisions, elle a su maintenir le cap jusqu’à obtenir l’un des meilleurs résultats du pays.
Portée par cette réussite, Pauline Max Bimou se projette déjà vers l’avenir avec un objectif clair: intégrer le secteur de la santé pour mettre son expérience personnelle au service des autres.
« Je souhaite devenir pharmacienne et, si Dieu le permet, me former également dans le domaine de l’imagerie médicale », confie-t-elle
Le parcours de Pauline Max Bimou rappelle que la réussite ne dépend pas uniquement des circonstances, mais aussi de la volonté, de la discipline et du soutien familial. Un exemple inspirant pour de nombreux élèves confrontés aux difficultés de la vie.
Depuis Kankan, Fassou CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
