Le secteur financier guinéen est secoué par une crise syndicale majeure. Ce vendredi 24 juillet 2026, Hadja Fatou Wann, Secrétaire Générale Adjointe de la FESABAG (Fédération Syndicale Autonome des Banques, Assurances et Microfinances de Guinée), a publié un communiqué au vitriol. Elle y dénonce avec la plus grande fermeté la mise en place d’une nouvelle direction syndicale par une faction du Bureau Exécutif, qualifiant cet acte de « simulacre d’élection » et de violation grave des textes fondateurs de l’organisation.
Un « simulacre d’élection » en pleine tentative de médiation
Alors que des tractations étaient en cours pour préserver l’unité de la puissante fédération syndicale, une minorité de membres a décidé d’accélérer les choses en se réunissant au siège pour élire une nouvelle direction.
Une démarche unilatérale que Hadja Fatou Wann condamne vigoureusement, pointant du doigt l’absence de consensus et le non-respect des procédures démocratiques internes.
« Cette initiative, menée dans un cadre restreint, sans consensus, sans consultation préalable de l’ensemble des Secrétaires Généraux et en dehors de l’esprit de nos textes, constitue une grave entorse aux principes démocratiques qui fondent notre Fédération. […] Je refuse que l’avenir de milliers de travailleurs soit décidé par une poignée d’individus », a-t-elle dénoncé.
Par ce communiqué, la Secrétaire Générale Adjointe se désolidarise officiellement de tous les actes posés ce 24 juillet et dénie toute légitimité morale et syndicale à cette nouvelle direction imposée.
Le poids de l’héritage syndical
Pour asseoir sa légitimité et interpeller la conscience des travailleurs du secteur financier, Hadja Fatou Wann a invoqué la mémoire des figures historiques et regrettées du mouvement syndical guinéen.
Elle rappelle que la FESABAG n’est pas un « patrimoine privé » et appelle à honorer la mémoire de ses illustres devanciers.
« Au nom des regrettés Ibrahima Fofana, Louncény Camara et Abdoulaye Sow, ainsi que de tous nos devanciers, nous avons le devoir de protéger l’héritage qu’ils nous ont légué. L’histoire nous observe », a-t-elle insisté.
Un appel à la mobilisation pour un congrès inclusif
Refusant la fatalité de cette scission, Hadja Fatou Wann propose une porte de sortie de crise : le retour strict aux textes et l’organisation d’un congrès souverain, fédérateur et inclusif.
Elle a lancé un appel solennel à l’ensemble des délégations syndicales, des secrétaires généraux et des travailleurs des banques, assurances et microfinances pour faire barrage à ce qu’elle considère comme une confiscation de leur outil de lutte.
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