La constance dans l’excellence. Trois ans après avoir dominé la région de Labé au BEPC avec une moyenne exceptionnelle, Faya Tolbert Tonguino, élève au groupe scolaire Ousmane Sanny Baldé, récidive. Il vient de se hisser à la 2ème place nationale au Baccalauréat unique 2026, option Sciences Mathématiques. Retour sur le parcours inspirant d’un élève méthodique et déterminé.
Une consécration attendue et assumée
Au lendemain de la publication officielle des résultats, la joie est immense pour le jeune homme, mais la surprise reste mesurée. Pleinement conscient des sacrifices consentis tout au long de son année scolaire, le lauréat savait que son acharnement finirait par payer. Il raconte l’instant où il a découvert son classement sur la plateforme du ministère.

« J’ai vérifié et j’ai effectivement constaté que j’étais le 2ème de la République en Sciences Mathématiques […]. Je m’y attendais, parce que j’ai travaillé dur. Ce n’est pas pour me vanter, mais je savais que, même si je n’étais pas premier, j’allais, par la grâce de Dieu, figurer parmi les cinq meilleurs. Aujourd’hui, je suis deuxième de la République et j’en rends grâce à Dieu », a-t-il déclaré.
L’organisation et le repos : un équilibre gagnant
Lorsqu’on l’interroge sur la « recette magique » de cette performance nationale, Faya Tolbert Tonguino démystifie le processus : il n’y a pas de secret caché, seule l’alliance de la discipline, de la régularité et d’une bonne gestion de la fatigue compte.
Le vice-major national détaille sa méthode, basée sur une planification stricte et le respect de son propre rythme d’apprentissage.
« Le secret est le travail acharné. Il faut travailler matin et soir, mais il ne faut pas non plus surcharger le cerveau. Il est important de se reposer. J’avais un calendrier bien préparé et bien structuré que j’ai suivi. Après les cours, qui se terminaient à 14 heures, nous faisions des révisions. Ensuite, je rentrais me reposer avant de reprendre le travail dans la soirée. Certains préfèrent réviser avant de dormir, d’autres après s’être réveillés. Moi, j’ai choisi de réviser avant de me coucher, parce que c’est la méthode qui me convenait le mieux », a-t-il argué.
Désormais propulsé parmi l’élite intellectuelle de la Guinée, le jeune homme compte poursuivre ses études supérieures avec la même rigueur. Son évolution, du BEPC au Baccalauréat, s’impose comme un véritable modèle pour la jeunesse du pays.
Depuis Labé, Mamadou Aliou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.
