Le Tribunal de Première Instance (TPI) de N’Zérékoré a rendu son verdict dans l’un des 24 dossiers criminels inscrits à son rôle. Pépé Lambert Kolomou, poursuivi initialement pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur la personne de son fils biologique, a finalement été condamné pour des faits correctionnalisés. Ayant déjà purgé sa peine en détention provisoire, il recouvre la liberté.
Un drame familial sur fond de correction
À la barre, lors de cette seconde comparution, Pépé Lambert Kolomou n’a pas nié avoir levé la main sur son enfant. Il a plaidé coupable tout en exprimant un profond repentir. Dans sa déposition, il s’est déclaré être le « premier perdant » de cette tragédie.
L’accusé a expliqué au tribunal avoir voulu corriger son fils après que ce dernier eut volé l’argent d’une vieille dame. Il a assuré qu’il l’aimait profondément et qu’il n’avait, à aucun moment, eu la volonté de lui ôter la vie.
Requalification des faits par le juge
À l’issue des débats contradictoires, le tribunal a estimé que les preuves ne permettaient pas d’imputer directement le décès de l’enfant aux seuls coups portés par le père. Le procureur par intérim près le TPI de N’Zérékoré, Moussa Camara, a détaillé la décision du siège.

« Au lieu que ce soit des coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner, il a été constaté que ce n’est pas lui qui a frappé son enfant jusqu’à donner la mort, mais cependant il l’a quand même frappé. Donc, les faits ont été requalifiés en coups et blessures volontaires simples », a-t-il déclaré.
Une peine déjà couverte par la détention préventive
Déclaré coupable de cette nouvelle charge allégée, Pépé Lambert Kolomou a échappé à une lourde peine criminelle. Il a été condamné par la juridiction à un an et dix mois de prison ferme. Une durée qui correspond exactement au temps qu’il a déjà passé derrière les barreaux de la maison centrale.
« Il a été reconnu coupable de ces faits-là et condamné à un an et dix mois d’emprisonnement. Cela voudrait dire qu’il est en détention depuis 2024, donc un an et dix mois. Déjà, il a purgé sa peine bien avant le procès », a confié le procureur Moussa Camara.
Après ce verdict, le tribunal a renvoyé les audiences au rôle de ce mardi 14 juillet 2026 pour la poursuite des débats concernant les autres affaires criminelles de la session.
Depuis N’Zérékoré, JOB BEAVOGUI, pour Lerevelateur224.com.
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