L’hécatombe routière se poursuit à un rythme effréné et insoutenable dans la région administrative de Labé. Moins de 48 heures après le choc mortel qui a coûté la vie à trois membres d’une même famille à Kouramangui, un accident d’une violence inouïe s’est produit ce vendredi 19 juin 2026 à Labiko, un secteur du quartier Poreko, dans la commune urbaine. Un père de trois enfants a été tué sur le coup, la tête écrasée par les roues d’un camion remorque.
Un enchaînement de circonstances tragiques sous les yeux de ses proches
La victime, identifiée sous le nom de Mamadou Saliou Diallo, avait quitté son domicile dans la matinée à bord d’une moto. Il circulait sur la route nationale en compagnie de son beau-frère pour se rendre à une cérémonie de baptême. Rien ne laissait présager que ce moment de fête familiale allait virer au cauchemar.

Mamadou Saliou, le beau-frère du défunt et témoin oculaire de la scène, a livré un récit glaçant et traumatisant des faits.
« La victime est le mari de ma jeune sœur. Nous partions pour assister à un baptême. Un véhicule s’est arrêté brusquement devant lui. En tentant de maîtriser sa moto, un autre motard l’a percuté par l’arrière. Il a été déséquilibré et est tombé directement sous les pneus d’un camion remorque qui passait. C’était devant mes yeux : sa tête a été écrasée par le pneu de la remorque », a-t-il relaté.
Mamadou Saliou Diallo laisse derrière lui une veuve inconsolable et trois enfants en bas âge, brutalement privés de leur père.
L’axe Labé-Sénégal paralysé, la colère mont

À l’heure où nous mettons cette dépêche en ligne, une atmosphère de vive tension et de profonde consternation règne à Labiko. Le corps de la victime, recouvert d’un drap de fortune, gisait encore sur le bitume de la route nationale Labé-Sénégal, bloquant partiellement la circulation. Les riverains et les passants, choqués par la violence du traumatisme, attendaient l’arrivée des services de sécurité (Police routière) et des urgences médicales pour effectuer les constats d’usage avant le transfert de la dépouille.
Cet accident dramatique vient s’ajouter à une liste noire qui s’allonge dangereusement dans la région de Labé depuis le début du mois de juin, entre la noyade des trois adolescentes à Petewel et le drame de Kouramangui. Il relance de façon cruciale la question du partage de la route entre les engins lourds, les voitures et les motos sur les axes internationaux de l’arrière-pays.
Depuis Labé, Mamadou Aliou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.
