Dans une note circulaire adressée aux Directeurs Communaux de l’Éducation (DCE) en date 19 mai dernier, l’Inspecteur Régional de l’Éducation de Conakry, Thiapato Barry, a tapé du poing sur la table. Désormais, les manifestations festives extra-scolaires qui s’étaient emparées des cours de récréation sont formellement interdites. L’objectif affiché : recentrer l’école guinéenne sur sa mission essentielle, la pédagogie.
C’est un secret de polichinelle : ces derniers mois, l’ambiance au sein de plusieurs établissements scolaires de la capitale ressemblait parfois plus à un festival culturel qu’à un sanctuaire du savoir. « Fêtes de couleurs », « journées sans sac » et autres réjouissances urbaines s’étaient invitées dans le quotidien des élèves, souvent au détriment des heures de cours. Face à cette dérive, l’autorité éducative régionale a décidé de sévir.
Un constat de dérive face aux objectifs de l’école
Dans sa correspondance officielle, l’Inspecteur Régional, Thiapato Barry, formule un constat sans équivoque.
»Il nous a été donné de constater, ces derniers temps, l’organisation récurrente de certaines activités dites culturelles au sein des établissements scolaires […] souvent réalisées en marge des objectifs pédagogiques et éducatifs assignés à l’école guinéenne », a-t-il indiqué.
Pour le premier responsable de l’éducation de la zone de Conakry, le seuil de tolérance a été dépassé. Ces événements, bien que populaires chez les adolescents et largement relayés sur les réseaux sociaux, sont jugés incompatibles avec la rigueur et la concentration requises en milieu scolaire, particulièrement à l’approche des examens de fin d’année.
Tolérance zéro dans les cinq communes
La directive est d’une fermeté absolue. L’Inspecteur régional ordonne aux DCE de prendre « toutes les dispositions nécessaires afin d’interdire formellement » :
Les fêtes de couleurs (rassemblements où les élèves s’aspirent mutuellement des poudres colorées) ;
Les journées sans sac (concept importé où les manuels sont remplacés par des contenants insolites) ;
Toute autre manifestation ne s’inscrivant pas strictement dans le cadre pédagogique.
L’administration s’en remet désormais à la responsabilité des chefs d’établissement et des directeurs communaux pour l’application immédiate et stricte de cette mesure.
Ci-dessous, le communiqué y afférent

Mamadouba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
