À quelques semaines des élections législatives prévues le 31 mai prochain, la participation de certaines figures institutionnelles suscite un vif débat au sein de l’opinion publique. C’est le cas de Dansa Kourouma, président du Conseil national de la transition (CNT), ainsi que plusieurs conseillers de cette institution et d’anciens ministres.
Interrogé par notre rédaction ce dimanche 19 avril, Pr. Lamarana-Petty Diallo s’est prononcé sur la controverse entourant la participation de ces potentiels candidats. Selon lui, la validation de la nouvelle Constitution rend caduque la Charte de la Transition, légitimant ainsi ces candidatures.
‘’À mon avis, du moment que la constitution a été validée, la charte est devenue caduque, rien n’empêchait ces personnes ou personnalités de candidater’’, a-t-il déclaré.
Pour lui, l’absence de contestation au lendemain de l’élection présidentielle renforce cette lecture.
‘’En tout cas, la question n’a pas été soulevée après la présidentielle et avant maintenant. Si on fait une lecture, ou une analyse des textes, on dit que, bon, la constitution abroge la charte. Donc, tout ce qui était comme disposition est censé avoir été abrogé. Donc, cela légitime la candidature de ces personnes’’, assure notre interlocuteur.
Pour lui, cette disposition, à elle seule, ne met pas fin à la polémique. ‘’Il va falloir faire de la pédagogie, expliquer les choses, l’évolution, la chronologie, surtout l’aspect juridique entre constitution et charte, qu’est-ce qui prévaut sur l’autre’’, a-t-il conclu.
Gnama KABA, pour Lerevelateur224.com.
