Après plusieurs heures de sessions d’échanges, l’atelier national de présentation et de vulgarisation du nouveau Code de l’eau en République de Guinée, s’est achevé dans l’après-midi de ce jeudi 16 avril 2026, sur une note d’engagement collectif, en faveur d’une meilleure gouvernance des ressources hydriques.

Présent à cette occasion, Patrice Pépé-Loua, conseiller au Ministère l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures en charge des questions hydrauliques, est revenu sur les fondements de cette réforme.

‘’Il se trouve que nous avons un code de l’eau qui existe depuis 1994. Ce code de l’eau, aujourd’hui, conformément aux principes de gestion intégrée des ressources en eau, semble être incomplet. Parce que si vous voyez les exigences liées à la gestion intégrée des ressources en eau, il faut absolument respecter les principes (…). Donc, c’est une manière pour nous de mettre à jour notre code qui existe depuis 1994, de sorte que ça soit un code récent. C’est ce travail que nous avons commencé il y a pratiquement plus de deux ans. Et voilà, nous sommes là aujourd’hui pour faire la présentation de ce document à l’ensemble des acteurs concernés’’, a-t-il déclaré.
Les recommandations issues de cet atelier seront intégrées afin de rendre le document final plus accessible et adapté aux réalités du terrain.
‘’Des recommandations formulées par ces participants, nous allons intégrer dans le document pour encore davantage rendre plus accessible’’, a-t-il ajouté.
De son côté, le Directeur national de l’eau, Ibrahima Sory Camara, a souligné que cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de réforme du secteur.

‘’Ce qu’on va retenir de cette journée, c’est qu’on rentre du moins dans un processus de renforcement de la réforme du secteur de l’eau. Parce que la réforme n’a pas débuté sur l’élaboration du corps de l’eau. Il y a eu déjà, avant cette activité, d’autres réformes qui se sont passées, notamment dans le secteur de l’approvisionnement à l’eau potable. Et même au niveau de l’environnement. Parce que, n’oubliez pas que les ressources en eau font partie des écosystèmes. Donc, par conséquent, toute réforme qu’on engage au niveau de l’environnement a un impact sur les ressources en eau ou sur le secteur de l’eau’’, a-t-il indiqué.
Parmi les participants, les acteurs du secteur privé ont également exprimé leurs attentes. Mariame Barry, agente de maîtrise en monitoring environnemental au sein de la Société des mines de Magana, a salué une initiative visant à améliorer la gouvernance du secteur.

‘’Je salue vraiment cette initiative qui vise à renforcer la gouvernance et la gestion durable des ressources en eau. Dans notre expérience, je pense qu’il est important d’assurer une meilleure harmonisation entre les exigences du code minier, de l’environnement et de l’eau, afin d’éviter, comme on l’a dit ici, les chevauchements dans l’application sur le terrain. Donc, il est également essentiel que les sociétés minières soient accompagnées par les autorités compétentes pour garantir une meilleure cohérence et efficacité dans la mise en œuvre’’, a-t-elle souligné.
Gnama KABA, pour Lerevelateur224.com.
