Depuis la veille de la fête de Ramadan, les citoyens de la commune urbaine de Kissidougou sont confrontés à une flambée du prix du kilo de la viande. En tout cas, c’est une véritable anarchie qui caractérise désormais ce secteur, occasionnant des prix fantaisistes de la viande au grand dame des populations locales.

En l’espace de quelques semaines, le prix du kilo de viande est monté en flèche, allant du prix initial de 45 mille à 65 mille francs guinéens. Dans le souci de mettre un terme à ce laisser-aller commercial, l’exécutif communal a initié dans l’après-midi de ce mardi 14 avril 2026, une rencontre décisive avec l’ensemble des bouchers de Kissidougou. Ladite réunion a également connu la participation des représentants de la chambre de commerce, de la direction préfectorale de l’agriculture et de l’élevage (DPAE), de la société civile et de la presse locale.

Ainsi, à l’entame de la rencontre, le PDS de la commune urbaine Elhadj Mamadi Iva Sanoh, a exprimé son indignation face à ce désordre concernant le prix de la viande au sein de sa juridiction, alors que le prix initial de 45 mille francs le kilo, a été fixé en commun accord avec l’association des bouchers. Selon lui, si ce prix initial devait changer, cela ne devrait pas se faire de façon unilatérale et fantaisiste.
Dans le lot, le PDS n’a pas du tout été tendre avec les bouchers car il a d’ailleurs menacé de poursuivre devant la loi, tous les bouchers qui ont contribué à cette anarchie depuis le jour de la fête de l’Aid-El-Fitr.

‘’La commune ne va jamais tolérer ce genre de comportement venant des bouchers. C’est nous qui sommes pointés du doigt par les citoyens chaque fois quand les prix augmentent. Si vous avez constaté des difficultés dans votre travail de bouchers, venez expliquer à la commune, mais cela ne doit pas constituer un prétexte pour vous pour d’augmenter les prix sans vous référer aux autorités. Dieu merci, il y a les représentants des services de sécurité dans la salle aujourd’hui. Je vais poursuivre tous les bouchers qui ont vendu le kilo de la viande au-delà de 45 mille francs depuis le jour de la fête, c’est facile de les repérer.
Ensuite, je ne veux plus voir les abattoirs et des boucheries parallèles qui commencent à se multiplier dans la commune urbaine. J’invite les services de sécurité à veiller sur cet aspects car ça commence à devenir de la pagaille, chacun veut transformer sa concession en abattoir ou en boucherie’’, a-t-il menacé.

Plus loin, le PDS a affiché son intransigeance quant au respect strict du prix initial du kilo de viande à Kissidougou.
‘’Je rappelle que le prix qui est en vigueur, c’est ce prix que nous avons fixé ensemble, c’est-à-dire, 45 mille francs guinéens. Je rappelle que ce prix n’avait pas été imposé, c’est vous qui l’avez accepté. Donc, à partir de cette réunion, je ne veux plus entendre un autre prix au-delà de 45 mille francs, jusqu’à nouvel ordre. Où allons-nous si chacun veut fixer son propre prix? Nous allons veiller à l’application stricte de cette mesure et d’ailleurs, heureusement, la société civile est représentée dans la salle’’, a-t-il rappelé à l’ordre.
Selon plusieurs observateurs, si cette décision est appliquée à la lettre, ce serait ressenti comme un gros ouf de soulagement pour les citoyens.
Il faut toutefois rappeler que, l’association des bouchers de Kissidougou est au bord d’une explosion, à cause d’une crise de leadership qui mine cette corporation depuis plusieurs mois.
Depuis Kissidougou, Ousmane Nino SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
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