La légende du reggae africain, Alpha Blondy, a brisé le silence ce dimanche 5 avril 2026, pour apporter un démenti formel concernant une chanson circulant abondamment sur les réseaux sociaux. Ce titre, présenté comme un hommage posthume à Aboubacar Sidiki Diakité, dit « Toumba », n’est pas de lui.
Depuis quelques jours, une mélodie aux accents familiers du « Jagger » enflamme la toile, suscitant une vague d’émotion, particulièrement en Guinée. Pourtant, l’auteur de Brigadier Sabari a tenu à rétablir la vérité : il s’agit d’un « deepfake » sonore, une création générée par intelligence artificielle (IA).
La mise au point de la Megastar
C’est via un message empreint de sérénité et de respect que la star ivoirienne a clarifié la situation, expliquant avoir découvert le morceau en même temps que ses fans.
»Je tiens à préciser que je n’ai malheureusement réalisé aucune chanson en son honneur. Ce contenu, généré par intelligence artificielle, a également été une découverte pour moi à travers les réseaux sociaux « , a déclaré l’artiste.
Bien que le procédé technique puisse prêter à confusion, Alpha Blondy n’a pas caché son émotion face à l’accueil réservé à ce faux titre, y voyant une marque d’affection de son public.
« Je suis sincèrement touché par l’intention et l’émotion qu’elle suscite, et je vous en remercie du fond du cœur », a-t-il estimé.
Un message de fraternité pour la Guinée
Au-delà de la rectification technique, le « Kôrô » a profité de cette prise de parole pour témoigner sa solidarité envers le peuple de Guinée, une terre avec laquelle il entretient des liens historiques profonds.
En hommage à la mémoire de Toumba
Diakité, Alpha Blondy a adressé ses condoléances les plus sincères à la famille du défunt ainsi qu’à l’ensemble des Guinéens. « Que son âme repose en paix dans la paix infinie de Dieu et que la terre de Guinée lui soit douce et légère », a-t-il conclu.
Le défi de l’IA pour les créateurs
Cette affaire remet en lumière les défis posés par l’évolution fulgurante de l’intelligence artificielle dans l’industrie musicale. Si elle permet ici d’exprimer un hommage populaire, elle pose la question de l’usurpation de la voix et de l’identité artistique des icônes culturelles.
Pour l’heure, le message est clair : la voix est peut-être ressemblante, mais l’intention, elle, appartient désormais à l’histoire numérique. Alpha Blondy, fidèle à sa ligne de conduite, privilégie la vérité et la fraternité entre les peuples de la sous-région.
Mamadouba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
