C’est une page sombre et un tournant inattendu pour l’histoire judiciaire guinéenne. La Direction Nationale de l’Administration Pénitentiaire et de la Réinsertion (DNAPR) a annoncé, ce mercredi 25 mars 2026, le décès du Commandant Aboubacar Sidiki Diakité, dit « Toumba », à l’âge de 57 ans.
L’homme, figure centrale du procès historique du massacre du 28 septembre 2009, s’est éteint au petit matin à l’Hôpital Militaire du Camp Samory Touré.
Un état de santé critique sous surveillance
Selon le communiqué officiel signé par le Directeur National, Mamadou Gando Bah, l’état de santé de l’ancien aide de camp de Moussa Dadis Camara faisait l’objet d’un suivi médical rigoureux. Un rapport daté du 4 mars dernier, établi par d’éminents spécialistes du CHU Ignace Deen — les professeurs Houssein Fofana (chirurgien) et Elhadj Yaya Baldé (cardiologue) — avait déjà tiré la sonnette d’alarme.
Le diagnostic initial faisait état de :
Une tuméfaction épigastrique ;
Des douleurs abdominales persistantes ;
Une constipation chronique et des troubles du sommeil.
Une évacuation d’urgence infructueuse
Le drame s’est noué dans la nuit du 23 mars 2026. Victime d’un malaise soudain dans sa cellule à la Maison d’arrêt de Coyah, Toumba Diakité a été évacué en urgence vers les services de santé militaires.
Malgré l’intervention d’une équipe médicale spécialisée, les complications ont eu raison du patient. Le décès a été officiellement constaté ce mercredi à 04h35. La cause médicale retenue est sans appel :
»Une hernie de la ligne blanche étranglée, compliquée d’une péritonite aiguë généralisée. »
La transparence judiciaire au cœur du processus
Anticipant les éventuelles interrogations de l’opinion publique et des organisations de défense des droits de l’homme, l’Administration Pénitentiaire a précisé que toutes les procédures de prise en charge ont été effectuées en présence du Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Coyah, ainsi que de l’avocat du défunt, Maître Lancinet Sylla.
Un rapport détaillé sera transmis aux autorités judiciaires pour « toute suite de droit », garantissant ainsi la transparence sur les circonstances de cette disparition en milieu carcéral.
Quel héritage pour le procès du 28 septembre ?
Le décès de Toumba Diakité survient alors qu’il purgeait sa peine après avoir été l’un des protagonistes les plus loquaces et suivis du procès des massacres du stade de Conakry. Sa disparition laisse un vide immense dans le paysage judiciaire guinéen, tant ses témoignages avaient marqué les esprits par leur précision et leur impact médiatique.
Ci-dessous le communiqué y afférent

Lerevelateur224.com.
