Dans la cour de l’école primaire de Goreye, située dans la commune urbaine de Boké, le Syndicat national des enseignants (SNE) a organisé, vendredi 13 mars 2026, une rupture collective placée sous le signe de la solidarité et du partage à l’occasion du mois saint de Ramadan.

La rencontre a réuni plusieurs acteurs du système éducatif, notamment des enseignants, des responsables syndicaux et des leaders religieux. La cérémonie a été ponctuée par la lecture du Saint Coran, des prières ainsi que par la remise de satisfécits à certaines personnalités pour leur contribution au développement de l’éducation dans la région.
Prenant la parole, le secrétaire régional du SNE, Sanoussy Kanté, a indiqué que cette initiative vise à soutenir les enseignants confrontés à des difficultés sociales, particulièrement durant cette période de pénitence.
« Cette activité est organisée avec l’appui des équipes préfectorales et régionales afin d’apporter un soutien aux enseignants qui vivent dans des conditions difficiles pendant le Ramadan. Nous avons mobilisé des vivres au profit des collègues dans le besoin, notamment certains enseignants retraités alités », a-t-il expliqué.
Le responsable syndical a également lancé un appel aux autorités pour le déblocage des salaires de plusieurs enseignants dont les rémunérations sont suspendues depuis plusieurs années.
Selon lui, malgré leur engagement constant dans les salles de classe, de nombreux enseignants vivent aujourd’hui dans la précarité.
« Le métier d’enseignant est un métier noble. Pourtant, certains de nos collègues ont leurs salaires bloqués depuis 2016 ou 2023 et continuent malgré tout d’enseigner, parfois dans des conditions familiales très difficiles », a-t-il déploré, invitant par ailleurs les enseignants à se syndiquer et à se structurer autour du SNE.
De son côté, le secrétaire préfectoral du SNE à Boké, Mohamed Sylla, a assuré que cette initiative s’inscrit dans la durée. Il a rappelé que des activités similaires ont déjà été organisées dans plusieurs localités du pays.
« Ce n’est pas une première. Cette année, nous avons entamé ces actions à Kamsar. Le SNE organise également des ruptures collectives à Conakry, Mamou et dans d’autres régions. C’est une initiative que nous comptons pérenniser dans le cadre de notre engagement social envers les enseignants », a-t-il précisé.

À travers cette rupture collective, le Syndicat national des enseignants entend non seulement renforcer les liens de solidarité entre ses membres, mais aussi attirer l’attention des autorités sur les difficultés auxquelles fait face une partie du corps enseignant en Guinée.
Depuis Boké, Mamoudou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.
