La Guinée vibre au rythme du mois sacré. Ce vendredi 20 février 2026, les fidèles musulmans du pays ont convergé vers les mosquées, pour accomplir la première prière de Jumu’ah de ce mois de Ramadan. À la Grande Mosquée de Mafanco, dans la commune de Matam, l’émotion était palpable sous un dôme comble, où chacun était venu chercher la bénédiction divine.
Le jeûne : un secret entre le croyant et son Créateur
C’est Elhadj Aboubacar Sylla, premier imam de ladite mosquée, qui a officié la grande prière. Dans un sermon empreint de sagesse, l’imam a rappelé la place centrale du jeûne parmi les piliers de l’Islam. Pour illustrer la profondeur de cet acte de dévotion, il a cité un Hadith Qoudsi soulignant la singularité de ce mois :
‘’Toutes les bonnes œuvres que les êtres humains accomplissent leur appartiennent, sauf le jeûne. Dieu a déclaré : «le jeûne est à Moi, et c’est Moi qui le récompense.»’’, a-t-il déclaré.
Selon le guide religieux, cette distinction s’explique par la sincérité absolue qu’exige le jeûne. Contrairement aux actes de charité visibles, le jeûne reste un secret entre le croyant et son Créateur, faisant de chaque jour de privation une preuve d’amour et de soumission totale à la volonté divine.
Un appel à la générosité et à la cohésion sociale
Au-delà de l’abstinence physique, Elhadj Aboubacar Sylla a insisté sur la dimension sociale et morale de ce mois béni. Dans une Guinée qui aspire à la paix et à la cohésion, l’imam a exhorté les fidèles à transformer leur faim en énergie positive, en multipliant les bonnes actions et en renforçant les liens familiaux.
‘’J’exhorte les fidèles musulmans à être plus généreux envers les nécessiteux en cette période de pénitence. Car l’aumône durant le Ramadan possède une valeur inestimable’’, a-t-il indiqué.
Ce premier vendredi à Mafanco marque le début d’un véritable marathon spirituel. Dans les rangs de la mosquée, les visages, bien que marqués par la chaleur et les premiers jours d’abstinence, reflétaient une sérénité profonde. En quittant l’esplanade, les fidèles de Matam emportaient avec eux un message clair : le Ramadan n’est pas qu’une simple question de faim et de soif, mais une véritable école du caractère et de la solidarité humaine.
Mamadouba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
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