A chaque période de ramadan, les prix des légumes dans les différents marchés connaissent une hausse considérable. Cette variation des prix est dès fois inexplicable et incompressible pour bon nombre de citoyens.


A Kindia, précisément dans le grand marché, vendeuses et citoyennes sont dans une impasse totale en ce mois de ramadan et du carême chrétien. Cela est dû à la hausse des prix des fruits et légumes, malgré la conjonction que traverse le pays. Notre correspondant régional a fait un tour ce mercredi 18 février 2026, dans le grand marché, pour s’enquérir de la réalité.


Le gombo, l’aubergine, le piment, sont entre autres des condiments qui ont connu une majoration de prix en ce premier jour de ramadan et de carême chrétien. Une situation qui ne reste pas sans conséquence sur le pouvoir d’achat des ménages. Interrogée, Fatoumata Camara, présidente du groupement des femmes vendeuses « du sens interdit », déplore cette situation.

‘’Tout est cher dans le marché actuellement. Il y a deux mois, on prenait le sac de l’aubergine à 250 000 GNF jusqu’à descendre à 150 000 GNF. Mais aujourd’hui, le sac de l’aubergine se négocie à 450 000 GNF, voire d’autres à 500 000 GNF. Le gombo se vend un à 2500 Gnf, 3000 Gnf et 3500 Gnf, son sac s’achète à plus 1 000 000 GNF. Le sac du piment est à 1 200 000 GNF. L’huile rouge 20 L, c’est 360 000 GNF. Tout a grimpé aujourd’hui au marché, le poisson également. Sinon, pendant le ramadan, les choses doivent être faciles. Mais la dépense qu’on te donne ne suffit pas, alors que le marché est très cher’’, a-t-elle déploré.

Même son de cloche chez Mamadama Camara, aussi vendeuse. Selon elle, ce changement de prix impacte l’écoulement de sa marchandise.

‘’On achète un panier de gombo à 150 000 GNF. Vraiment, nous demandons de diminuer le prix des condiments, car nous souffrons énormément, nous, les femmes. Nous avons des enfants à nourrir. Aujourd’hui, nous revendons les cubes Maggie, 1 à 500 Gnf, 5 à 2000 Gnf. Les spaghettis de 3000 sont vendus à 5000 Gnf, ainsi de suite, car ils ont augmenté un peu à tous les produits. Donc, cela nous inquiète beaucoup, parce que c’est le ramadan, les femmes viennent acheter, mais il n’y a pas d’argent et ce qu’on leur donne est minime’’, a-t-elle scandé au micro de notre correspondant régional.

M’mah Sylla, une autre citoyenne venue acheter des condiments pour son repas du soir, peine à trouver des légumes avec des prix abordables, faute de moyens.

‘’La dépense qu’on nous donne ne peut rien suffire. Les condiments sont très chers, le poisson est cher. Tout ce que tu demandes au marché aujourd’hui est augmenté. Mais si tu envoies 400 000 GNF, tu vas te retrouver avec un petit truc. Vraiment, nous demandons aux autorités de venir en aide aux femmes, nos maris n’ont pas d’argent et la petite dépense qu’on nous remet, ne peut rien faire. Alors qu’on veut cuisiner des bons repas pour eux, mais pas de moyens. Au président Mamadi Doumbouya, de faire face aux femmes, car nous souffrons énormément’’, a-t-elle lancé.
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.

